24 novembre 2009

Ma contribution au débat sur l'identité nationale

Voici la contribution au débat sur l'identité nationale que je n'ai pas pu poster en entier sur le site Internet dédié à ce débat (nombre de caractères limité).

 

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Eric Besson, Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, a lancé le débat sur l'identité nationale le 2 novembre 2009 dernier. L’organisation de ce débat est une demande du Président de la République, dans la lettre de mission adressée à Eric Besson, le 31 mars 2009. Il a pour objectif « d’associer l’ensemble de nos concitoyens à une réflexion de fond sur ce que signifie, en ce début de 21ème siècle, "être Français" ».


J'apporte donc ici ma contribution, en tant que citoyen de ce pays que j'aime. En introduction, je souhaitais dire combien il est important de se positionner. Ne pas le faire, c'est refuser un débat qui touche chacun des citoyens de ce pays dans ce qui doit le structurer en tant qu'individu et aussi en tant que membre d'une société plurielle. La pluralité des approches fera le succès de ce débat et il serait dommage qu'une partie des acteurs de ce pays ne se prononcent pas, au nom de la démocratie et du débat d'idée.


L'identité nationale désigne « le sentiment que ressent une personne de faire partie d'une nation ». Un individu peut se déclarer français quand il est officiellement de nationalité française, mais aussi quand il partage des « points communs » avec les Français pour s'affilier à leur communauté. On se souvient du « Ich bin ein berliner » de Kennedy qui partageait et comprenait le sort des Berlinois. Le sentiment d'identité est intime à chaque personne et c'est pour cela que je vous livre ma vision :

 

  • L'Histoire :

Un peuple, une nation, se construit sur un territoire. Celui-ci, même s'il peut évoluer dans le temps, reste le terreau d'une identité. Ainsi, la France s'est construite au fur et à mesure de son histoire et des acteurs qui ont forgé une culture unique. La Révolution de 1789 est devenu un marqueur historique, politique, culturel et social dans notre société. Il convient que tous soient éduqués aux apports de cette période aux travers de l'école. L'Histoire est trop importante pour les générations futures pour qu'elle ne réitèrent pas les erreurs commises.

 

  • Les symboles :

Un groupe s'identifie à des symboles construits par eux-mêmes pour se différencier d'un autre groupe. La France s'illustre aujourd'hui par des symboles connus et reconnus par tous : un drapeau (tricolore), un hymne (La Marseillaise), une devise, un emblème (le coq). Il est important de réaffirmer la place de ces symboles dans l'apprentissage de l'Histoire française, dès le plus jeune âge.


La France s'est aussi construite autour de symboles, dits culturels. Il s'agit de notre patrimoine historique (Notre-Dame, la Tour Eiffel, les châteaux de la Loire...) mais aussi gastronomique (le vin, le fromage, la baguette...) ou culturel et scientifique (Centre Pompidou, Cité des Sciences et de l'Industrie...). Il est important de sauvegarder cette identité issue de l'histoire régionale qui constitue l'histoire de la France. En effet, même si le débat porte sur le niveau national, il ne faut pas oublier toutes les composantes régionales qui ont toute leur place dans la construction d'une identité nationale.


Le triptyque républicain, Liberté, Egalité, Fraternité, doit être réaffirmé. Pour cela, chacun doit se prononcer sur ce qu'il entend derrière ces valeurs, et notamment les élus de la République. La devise de notre pays ne doit pas rester de simples mots, il faut engager des réformes et des politiques qui s'en inspirent.


Enfin, la nation s'identifie à sa langue, commune à tous. La langue française s'est affirmée dans tout le pays, suite à la volonté des rois (François 1er) et des révolutionnaires français (1789). La langue est un des ciments de l'identité. Il est essentiel que chaque français, mais aussi chaque candidat à la nationalité, sache comprendre et parler la langue de ses concitoyens.


J'ai utilisé le mot « nation » qui comprend l'idée de gouvernement. Les représentants du peuple sont garants de cette identité nationale qui régie l'ensemble des citoyens représentés. Les élus, notamment, ont le devoir de représenter dignement et de défendre l'identité française sur le territoire, comme à l'étranger. Cela ne veut pas dire qu'il doivent défendre la politique menée par tel ou tel gouvernement mais bien qu'il représentent notre Pays et portent ses valeurs là où ils vont. Dans cette image véhiculée à l'étranger, nous pourrions aussi ajouter ceux qui sont liés à la France, comme les artistes ou les sportifs.

 

  • L'exception française :

La France dispose de principes uniques dans le monde et qui font sa force : la Sécurité sociale, la laïcité, les services publics, l'exception culturelle... Ces piliers de la société ne doivent pas être négligés pour la simple raison qu'ils conditionnent encore notre mode de vie et de pensée.


La Sécurité sociale, les services publics ou tout simplement le fonctionnement des institutions sont des éléments que chaque citoyen est en droit de connaître. Le fonctionnement de notre république est un enjeu pour chacun étant donnée que nous sommes appelés régulièrement à nous prononcer sur l'évolution de nos institutions et sur les politiques qui pourraient y être menées.


La laïcité régit notre mode de pensée vis-à-vis, surtout, des religions. « L'affaire du voile », ou dernièrement la réflexion autour du port de la burqa, nous incite à réaffirmer les principes de la laïcité dans la République. Cela passe, une fois encore, par l'éducation de tous au respect de toutes les religions et des croyants, sans en privilégier aucune. Plus d'un siècle après, le combat doit continuer pour placer la laïcité au coeur du triptyque de la République.

 

  • La question de la nationalité :

L'autre question importante, qui découle des premières, est celle de la nationalité. L'identité nationale s'adresse en premier lieu à ceux qui possèdent l'identité française, mais aussi à tous ceux qui souhaitent l'avoir.


Une personne est dite de nationalité française lorsqu'elle est régie pour ses droits civils par le code civil des Français et pour ses droits civiques ou politiques part la Constitution de République française. Pour être Français, ou pour le devenir, il faut donc accepter des devoirs pour jouir de droits.


Evidemment, un certain nombre de normes, de coutumes ou d'usages, souvent appelés culturels, ne sont pas explicitement formulés mais participent à la nationalité française. Tout ne doit pas être cadré, afin que chacun puisse vivre son identité librement, mais il faut être intransigeant sur le socle de notre société : la langue, les valeurs et le respect.



Pour conclure, je voulais revenir sur les polémiques lancées autour de ce débat. Il n'y a pas de « bon moment » pour parler de l'identité nationale. S'en saisir pour un calcul politicien serait malhonnête et déplacé. Après les violences de 2005 dans nos banlieue, suite aux affrontements lors de matchs sportifs... il est temps de réfléchir à ce qui nous rassemble, nos valeurs de fraternité, de liberté, d'égalité, de laïcité, dans le respect de chacun et de tous. Il ne faut pas éviter le débat car il met au coeur de nos préoccupation la société que nous voulons pour demain...

19 novembre 2009

La coupe de l'identité nationale !

Je n'ai pas l'habitude de parler de sport ici, et pourtant, aujourd'hui, je le fais... Depuis hier soir, les passions se déchainent sur le net et dans tous les médias à propos de la victoire "volée" de l'équipe de France qui a entrainé sa qualification pour la Coupe du monde de football.

 

1. Il faut arrêter la flagellation permanente ! Quel est le résultat ? Nous avons fait match nul et gagné de fait notre billet pour l'Afrique du Sud. La pression était énorme sur les joueurs et gagner était inespéré... alors pourquoi se plaindre ? Je crée une passerelle avec le débat qui nous anime en ce moment, celui de l'identité nationale. Souvenons-nous l'élan de solidarité et de fierté en 1998 qui avait déferlé dans toute la France. Le sport, et le football en particulier, est un facteur d'intégration nationale exceptionnel. Les espoirs semblent minces de faire un bon parcours en 2010, ne gâchons pas notre plaisir !

 

2. Cependant, sur les faits eux-mêmes, je ne cautionne en aucun cas ce qui s'est passé. C'est donc l'occasion de reposer le problème de l'objectivité de l'arbitrage et des règles dans le sport. J'ajouterais aussi la question du respect. L'arbitre, symbole de l'autorité, est bousculé et je trouve que cela est inacceptable. S'il existe un arbitre, c'est pour trancher les incidents de ce genre. Hier soir, il y a avait un aribtre de terrain, il a fait son choix, nous devons le respecter, que cela nous avantage ou pas ! Le respect est aussi un ferment de l'identité nationale, ne l'oublions pas... Vivre en France, c'est connaître ses valeurs, les défendre et les respecter.

21 octobre 2009

Les médias, la véritable opposition ?

La dernière polémique qui secoue la majorité, après Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy, vient de Frédéric Lefebvre qui, invité de Jean Michel Aphatie sur RTL, a lancé une charge contre les journalistes et les médias, en particulier sur leur implication dans ces affaires. "La majorité des journalistes ont voulu faire croire que Frédéric Mitterrand était pédophile. (...) C'est une petite musique entendue dans tous les médias depuis des semaines. (...) Idem pour l'affaire Jean Sarkozy où les médias parlaient de nomination et non pas d'élection."

 

Il ajoute même, "les médias sont en train de remplacer l'opposition qui ne fait pas son travail. Je le pense de façon très sincère. Et chaque matin, les journalistes cherchent le sujet qui pourrait destabiliser le Président. On peut se demander parfois si la presse est vraiment professionnelle à force de courir derrière internet..."

 

Le porte-parole de l'UMP n'a pas tort quand il dit que l'opposition n'est pas audible. Mais n'est-ce pas la faute de certains médias proches du pouvoir qui montent des sujet sur les querelles internes du PS, bien plus vendeurs que la position du PS sur le bouclier fiscal ou l'école. Et c'est là tout le paradoxe. Comment des médias proches du pouvoir pourraient monter des "complots" contre l'Elysée ? (Il suffit de voir pour cela l'interview fleuve du Président Sarkozy dans le Figaro).

 

A moins que les journalistes eux-mêmes aient décidés de prendre ce pouvoir qui les protège... Il se pourrait que les journalistes, intouchables grâce à la liberté de la presse, ciblent leurs sujets, choisissent leurs mots et digèrent du coup l'information à leur façon...

 

Alors, les médias sont-ils aujourd'hui le meilleur moyen de s'opposer au gouvernement en place ? La réponse ne me semble pas si facile que ça...

20 octobre 2009

Assez de la Diversité en politique !!!

Voici un texte de notre camarade de Seine-Maritime, Anisse CHAGRAOUI, sur la diversité en politique. Je soutiens sa position car je considère que tout le monde est égal devant la République et qu'on ne doit pas favoriser quelqu'un parce que sa peau n'a pas le même tein que celui "en vigueur" au niveau national. C'est contraire aux valeurs que nous défendons !

 

 

"Il s’agit avant toute chose de préciser cette notion. Il faut entendre comme diversité, au sens culturel, la constatation de l’existence de différentes cultures, comme la biodiveristé est la constatation de l’existence de la diversité biologique dans la nature. Dans notre société, cette diversité est reconnue par notre Etat. Mais la question qui se pose c’est de savoir si ce concept est conciliable avec l’esprit de notre République parfaitement défini par l’article I de notre Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.»


Il nous paraît judicieux, afin de faciliter notre réflexion, de prendre des exemples concrets pour répondre à cette question. Ainsi, le monde de l’entreprise et la sphère politique nous semblent pertinents en l’espèce. Partons du principe républicain édicté par l’article I de notre Constitution : ( La République) «Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.» Tout serait plus simple si les faits étaient corrélés par les actes. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bon nombre d’études, de faits de société, montrent que dans le monde de l’entreprise et dans le monde politique, beaucoup de nos concitoyens font l’objet de «rejet» plus ou moins implicite à l’égard de leur origine (sociale, culturelle...)



Face à ces anomalies grandissantes et persistantes véritables maux de notre société, et à la difficulté de l’Etat de mettre en place des instruments de mesures ( ce qui serait d’ailleurs antinomique avec nos valeurs républicaines), on a trouvé comme solution la Diversité. En effet, aujourd’hui faire la promotion de la diversité semble être l’issue. On le voit bien avec les exemples précités, le monde de l’entreprise qui s'appuie sur la fameuse «charte de la diversité» : «Depuis son lancement en octobre 2004, la charte de la diversité incite les entreprises à garantir la promotion et le respect de la diversité dans leurs effectifs» et le monde politique qui s'appuie sur la promotion de la diversité dans son fonctionnement.

Prenons l’exemple de notre parti. Dans sa consultation militante du 1er octobre, deux questions peuvent attirer notre attention en la matière :



LA PARITÉ, LES DIVERSITÉS, LES OUTREMERS ET LE RENOUVELLEMENT GÉNÉRATIONNEL


« Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »
POUR : 71,31 %
CONTRE : 19,10 %
ABST : 9,59 %



•3-2 : Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les élections législatives de 2012 ?
POUR : 71,99 %
CONTRE : 18,57 %
ABST : 9,44 %



•3-3 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure
représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ?
POUR : 61,01 %
CONTRE : 26,48 %
ABST : 12,51 %



Il y a donc une réelle volonté,de la part nos instances dirigeantes, de prendre en considération cette thématique et c’est d'ailleurs une bonne chose. Mais, les apparences, bien souvent, sont trompeuses. Tout le monde est conscient qu’il faut plus de représentativité, ici où là, mais personne n’ose franchir le rubicond, à raison d’ailleurs. Car ce serait entrer dans des considérations d’ordre subjectives. En effet, sur quels critères choisirait-t-on quelqu’un pour promouvoir cette diversité ? La réponse est bien évidemment dans la question : le critère de l’origine ethnique ou culturelle est a fortiori subjectif. Or la France a toujours eu une conception objective de la Nation, contrairement à l’Allemagne, par exemple, qui a eu une conception subjective de la Nation. C’est donc la question de la mesure (au sens comptable) qui pose problème.



S’agissant de la parité (qui elle aussi peut être considérée comme une forme de diversité) la question est vite réglée, c’est du 50-50. Et d’ailleurs la question posée aux militants est claire : «Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité TOTALE ?» C’est le mot «totale» qui est pertinent dans cette question. Le problème de la parité, véritable tare de notre société politique, doit se régler de cette façon.





Maintenant qu’en est-il de la diversité. Comment est-elle appréhendée par notre parti ? :

« Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française,et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales» : Question beaucoup plus lourde sur le plan de la syntaxe, moins claire et plus difficile à cerner.



Essayons tout de même de l’analyser :


«-Donner des objectifs» : Lorsqu’on fixe des objectifs, on doit disposer d’instruments de mesures pour évaluer l’efficacité de la décision prise, comme dans une entreprise d’ailleurs. Comment, donc va-t-on évaluer ces objectifs ? Cette pratique est-elle compatible avec l’article I de notre Constitution ?


«-Meilleure représentation des diversités de la société française» : Une meilleure représentation sous entend, là aussi, une appréciation comptable. De plus, «les diversités de la société française», sont-elles définies par notre parti, à quoi correspondent-elles exactement ?


«-Réservant, si nécessaire, des circonscriptions électorales» : Sur quels critères va-t-on choisir, les personnes qui se verraient réserver une circonscription ?

Cette analyse montre bien qu’il y a une réelle difficulté s'agissant de la résolution de cette problématique. Mais, les solutions qui semblent être apportées, qui sont par ailleurs des questions posées à des militants, n'y répondent en rien. Au contraire elles ne font que l'exacerber. Réserver un territoire ou une circonscription sur des critères peu clairs, peu évidents, semble être injuste vis à vis de celles et ceux qui s’estiment légitimes pour se présenter à un scrutin.


De la même façon si l’on désigne une personne en fonction de son origine ethnique dans une circonscription, par exemple, celui ou celle qui voudra se présenter dans une autre circonscription, qui aurait la légitimité pour être candidat et qui serait «d’une origine similaire» que le premier candidat, pourra-t-il le faire, légitimement, sans qu’on lui oppose le fait «Qu’il y aurait déjà quelqu’un pour le représenter dans une autre circonscription que la sienne».


Anisse CHAGRAOUI

23 septembre 2009

La Région agit pour les jeunes apprentis !


sego-region.jpgApprentissage : les soutiens de la Région

Pour que chacun ait un métier en Poitou-Charentes, la Région s'est engagée dès 2005 à développer l’apprentissage, alors même que cette voie de formation était déjà très fortement développée sur le territoire. Elle s'est donné un objectif ambitieux : + 2500 places nouvelles en cinq ans (2005-2009) qui est aujourd'hui en voie d'accomplissement.
Pour ce faire, la Région a créé des aides et des accompagnements spécifiques :

 

 

 

  • Participation aux frais de transport, d’hébergement et de restauration
  • Un chèque-livre de 70 euros pour l'acquisition de manuels scolaires (pour les apprentis en lycée)
  • Création du Fonds social régional pour faire face aux difficultés passagères
  • Gratuité du 1er équipement professionnel de l'apprenti
  • Aide au passage du permis de conduire (4500 permis financés depuis 2005)
  • Création de postes, depuis 2006, de Conseillers Tuteurs en Insertion pour lutter contre les ruptures de contrats d'apprentissage
  • Création d'une carte d'apprentis régionale permettant de bénéficier de tarifs préférentiels
  • Accueil des apprentis en difficulté et en particulier de ceux en situation de handicap

 

Cette année, 15 000 apprentis ont été formés et, depuis 2006, 7 000 employeurs ont été accompagnés par le versement d'une prime régionale pouvant aller jusqu'à 2 750 euros.

 

Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

06 août 2009

Ouvrir crée des courants d'air

Aujourd'hui, un petit billet sur l'ouverture politique. Cette ouverture, on la pratique depuis plus de deux ans déjà avec les gouvernements Fillon successifs et les différentes missions confiées par le Président de la République. Petite définition...

 

"Dans le monde politique, l'ouverture est le processus volontaire et maîtrisé par lequel un groupe organisé en mouvement, parti ou gouvernement permet à des acteurs minoritaires ou présentant des sensibilités qui lui sont opposées sur le spectre politique d'exprimer leur opinion et de faire avancer leurs idées en son sein et avec son soutien. En certaines circonstances, il peut s'agir d'une tactique visant à diviser l'adversaire, à récupérer son offre programmatique, ou minimiser (au moins dans l'opinion publique) les différences entre les partis. En outre, la méthode peut susciter des résistances au sein du groupe originel sommé de s'élargir".

 

J'ai toujours appelé à l'ouverture en politique. Je pense qu'il est bon d'associer des sensibilités différentes afin de forger une politique plus juste et plus près des attentes de la société. Or, Nicolas Sarkozy a joué l'ouverture uniquement pour marginaliser l'opposition et non pas pour faire avancer d'autres idées. Et il semblerait que ça marche...

 

Cette note me vient après avoir assisté à une scène qui m'a fait réfléchir. Au cours d'un dîner, la conversation s'est portée sur la taxe carbone. Un des convives affirmait : "ils n'ont pas encore décidé comment ils allaient taxer les entreprises, mais ils ont déjà choisi pour les ménages, c'est bien l'Ump ça !". Et un autre de rétorquer : "Mais ce n'est pas l'Ump, c'est Rocard !" Voilà où tout ceci nous mène, deux ans après l'arrivée de Sarkozy. Ce n'est pas lui ou son gouvernement qui vont taxer les ménages, mais Michel Rocard, ancien premier ministre... et socialiste ! J'ai toujours dit comprendre les raisons de ceux qui avaient choisi l'autre camp, mais les conséquences sont terribles dans l'opinion vis-à-vis du Parti Socialiste. Espérons simplement qu'en plus du retour crédible du PS, le mécontentement de certains à droite aura le même effet...

03 août 2009

Une union pour la Méditerranée

L'Union pour la méditerranée, lancée lors de la présidence française de l'Union europénne en juillet 2008, a du mal à se relancer depuis la guerre de Gaza. Les réunions ont repris, d'abord de façon informelle, puis formelle, avec deux réunions ministérielles - le 25 juin à Paris et le 7 juillet à Bruxelles - consacrées au développement durable et aux questions financières.

 

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Le processus est fragile du fait du contexte politique au Proche-Orient. Ce vaste regroupement de 43 pays des deux rives de la Méditerranée fait asseoir à la même table des représentants de pays "en guerre" et c'est la raison pour laquelle les pays arabes avaient demandé la suspension de l'UPM. Les discussions ont donc repris à la fin du mois d'avril sur des sujets importants comme l'organisation de l'UPM, et cela a permis de faire avancer certains projets concrets (énergie solaire, protection civile, financement des entreprises).

 

L'UPM a passé l'épreuve du démantèlemen, suite à la crainte de certains pays arabes d'arriver à une normalisation de leurs relations avec Israël en l'absence d'un processus de paix. La suite ? Après la pause de l'été et le ramadan, les réunions doivent reprendre en octobre. Le point d'orgue devrait être la réunion des ministres des affaires étrangères prévue à Istanbul, fin novembre.

 

 

Nous devons soutenir cette initiative d'union de la méditerranée. Plus nombreux, unis, nous serons plus à même de règler des situations aujourd'hui problématiques, comme le décalage économique entre les deux rives. Il faut engager des réflexions sur l'environnement, la gestion de la méditerranée, la coopération, les échanges culturels et commerciaux.

 

06 mai 2009

Europe + Turquie + Russie = Nouvel espace de coopération

A Nîmes, Nicolas Sarkozy a proposé que l'Europe instaure avec la Turquie et avec la Russie "un espace économique et de sécurité commun". Cette proposition s'inscrit pleinement dans sa vision européenne, et notamment son refus d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne. L'idée du "partenariat privilégié" prend peu à peu forme.

 

Avec la Russie et la Turquie, souligne Sarkozy, l'Europe peut "créer un grand espace de 800 millions d'habitants qui partageraient la même prospérité et la même sécurité". Si l'ALENA (Etats-Unis + Canada + Mexique) compte 450 millions d'habitants, ce nouvel espace de coopération en abriterait près de 800 millions, face aux 3 milliards d'Indiens et de Chinois.

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Mais, le poids démographique (et économique) est l'un des arguments des défenseurs de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Cependant, chacun sait que les opinions publiques en France et en Europe s'opposent cette l'entrée. L'idée de Nicolas Sarkozy consiste à mettre la Russie et la Turquie sur le même plan et à parler non seulement d'économie mais aussi de sécurité commune.

 

Les arguments concernant la Turquie sont nombreux dans un camp comme dans l'autre. Pour la Russie, la réponse semble être claire ! Ce nouvel objectif d'une Europe motrice et alliée à ses voisins me semble aller dans le bon sens. J'ai toujours été hostile à l'entrée de la Turquie dnas l'Europe, premièrement pour des raisons démographiques et puis pour des raisons de sécurité et de géographie tout simplement. J'aurai surement l'occasion de faire un article en ce sens.

 

Je m'engage donc sur une UE basée sur un socle institutionnel (et donc un traité constitutionnel !) stable et démocratique dans une union à une trentaine de pays (avec les Balkans). Je m'inscris aussi dans les partenariats qui pourraient être mis en place avec nos voisins (Russie, Turquie et pourtour méditerranéen) sous la forme d'échanges et de coopérations culturel, économique et de sécurité.

06 février 2009

Et pour le chocolat aux noisettes ?

Nicolas Sarkozy était sur toutes les chaines hier soir pour un face à face avec la crise. Beaucoup d'annonces, plusieurs pistes de réflexion, des voeux... mais finalement peu de choses !  Un soutien franc à Bernard Kouchener, une volonté de ramener le nombre de fonctionnaires d'Etat au niveau de 1992 à la fin de son quinquennat, une interrogation (insoutenable !) sur son souhait de se représenter en 2012... mais rien de concret sur le pouvoir d'achat ou sur un sujet que je souhaiterais aborder ici : la jeunesse.

A Marseille, le 3 septembre 2006, le candidat Sarkozy avait commencer son discours à la jeunesse par ces mots :

"Longtemps j'ai réfléchi à ce que la politique avait à dire à la jeunesse. Longtemps je me suis demandé comment il fallait parler en tant qu'homme politique à une jeunesse qui a cessé d'écouter les hommes politiques et surtout de leur faire confiance".

C'est aussi dans ce discours qu'il avait fustigé la "pensée unique" née des révoltes de 1968. Il avait aussi fait un "rêve" :

"Je veux que la société vous permette de devenir des adultes, des adultes comme les autres, avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits, et la même considération, pas des adultes qu'on traite comme des enfants, pas des adultes qu'on met deux ans à l'essai, qu'on peut licencier sans explication, qu'on peut pyer avec un demi-SMIC, pas des adultes au rabais mais des adultes à part entière qu'on respecte, dont on reconnaît le talent, la compétence, le travail à leur juste valeur. Des adultes auxquels leur travail procure de quoi se loger, de quoi vivre, de quoi fonder une famille".

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Aujourd'hui que propose-t-il ? Et bien, si les jeunes attendaient des annonces les concernant (ce qu'on aurait pu espérer du fait de la nomination d'un haut commissaire à la jeunesse), ils devront encore patienter...

Nicolas Sarkozy a afirmé que l'Etat était "prêt à faire un effort" pour mieux "protéger" les jeunes en fin de CDD ou qui ne retrouvent pas d'emploi à cause de la crise. Il a parlé de la jeunesse et d'injustice, en précisant que le RMI ne pourrait pas être augmenté... La solution qu'il propose est de permettre aux jeunes de toucher plus d'indemnités chômage... on est loin du miracle !

Au contraire, il faut :

        - parier sur la formation pour mettre en adéquation les compétences inculquées aux étudiants et les besoins des entreprises ;

        - renforcer les liens entre l'université et les entreprises, tout en conservant un socle commun de connaissance au niveau national afin d'éviter l les disparités régionales et une maîtrise des programmes par l'Etat ;

        - aider à la reprise d'étude par le biais de la formation tout au long de la vie ;

        - soutenir les créateurs d'entreprise...

 

Une vraie politique en faveur de la jeunesse est possible, les rapports sont légions ! Mais la vraie question qui reste en suspens est la suivante : et pour le chocolat aux noisettes, quel est le taux de TVA ?

17 décembre 2008

En route dans le bus de la diversité !

Nicolas Sarkozy vient de faire son annonce pour la diversité. On peut se réjouir, on parle de diversité. C'est une avancée dans notre république. Seulement, attention aux annonces !! Il y a déjà quinze jours, le Président de la République avait annoncé devant les élus d'Outre-mer qu'il "prendrait dans les semaines qui viennent des initiatives pour que cette diversité, cette France riche de cette diversité, ça se traduise également dans nos élites, dans les préfets, dans les magistrats, dans les professeurs d'université, dans les médecins". Pas de discrimination positive (contraire à la constitution), car dans discrimination positive, il y a discrimination !

 

Prenons deux exemples :

- Le chef de l'Etat veut mettre en place des outils statistiques pour mesurer la diversité. Attention aux fichiers répertoriant l'origine ethnique des citoyens ! Nous nous sommes mobilisés contre le fichier Edwige, ne nous laissons pas berner une nouvelle fois !

 

- Nicolas Sarkozy veut réserver un quart des places dans les classes prépa pour les élèves boursiers. Il faudra en surveiller l'application. Comment intégrer le critère social des élèves à l'entrée des classes prépa quand la sélection s'opère en fonction des capacités et des résultats scolaires ? Le critère social ouvre la porte à beaucoup d'autres critères et nous devons être vigilants dans le maniement de tels notions.

 

N'oublions pas les principes qui ont motivé les républicains de la IIIe République dans leurs combats pour l'égalité et la liberté. Nicolas Sarkozy continue son matracage des valeurs républicaines de la France. Je sais que la crise financière touche nos concitoyens mais battons nous pour la défense des libertés.

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