20 novembre 2008
Vote des militants pour le Premier Secrétaire du PS

Chers camarades, chers amis,
Jeudi 20 novembre, nous allons élire notre premier secrétaire. Un premier secrétaire qui aura la lourde tâche de remettre notre parti au travail, de réaliser son unité qui a été fortement mise à mal ces derniers mois et de le rénover en profondeur pour qu'il soit enfin en phase avec les aspirations de nos concitoyens.
L'enjeu de cette élection au-delà des personnes qui ont fait acte de candidature est simple.
1° S'agit t-il d'élire un premier secrétaire qui va s'évertuer à conserver le mode de fonctionnement actuel du parti à l'heure où une large majorité d'entre nous aspirent au changement. Un changement au niveau des pratiques, de méthodes de travail, dans la façon de militer et de s'adresser aux Français?
2° S'agit-il d'élire un premier secrétaire qui va reconduire les mêmes responsables qui gouvernent le parti depuis des décennies et qui refusent obstinément d'assurer la relève générationnelle?
3° S'agit-il d'élire un premier secrétaire qui se satisfait d'un parti à 150.000 adhérents et qui n'est pas représentatif de la diversité sociale et de la France métissée? Un premier secrétaire qui considère que les adhérents à 20 euros dévalorisent le parti? Un premier secrétaire qui vérouille le parti en s'entourant de tous les apparatchiks et en écartant les militants des grands choix d'orientation et stratégiques du parti?
4° S'agit-il d'élire un premier secrétaire qui considère que le PS n'a pas vocation à être un parti populaire, ouvert aux sympathisants et aux acteurs sociaux (syndicats, associations, intellectuels, simples citoyens, mais un parti de notables et d'élites repliés sur eux-mêmes, se préoccupant uniquement de leurs carrières?
5° S'agit-il d'élire un premier secrétaire qui au nom des prétendues valeurs de gauche fera dans le politiquement correct en refusant de traiter des questions majeures comme la nation, la famille, l'autorité, la sécurité, l'immigration, l'intégration, la valeur-travail, la réussite individuelle qui sont des thèmes tout aussi légitimes que la liberté, l'égalité, la solidarité, la fraternité, la justice sociale, la répartition des richesses, la laïcité, etc.
6° S'agit-il d'élire un premier secrétaire qui va traiter en ''pestiférés'', en ''citoyens indignes'' les Français qui ne se reconnaissent plus dans le clivage gauche droite (et dont certains parfois viennent de notre propre famille politique), de les rejeter à tout jamais dans le camp de la droite au motif qu'ils ne veulent se positionner sur une ligne idéologique?
Du choix que vous allez faire va dépendre en partie l'avenir de notre parti que nous aimons tous. Il n'y a pas d'un côté ceux qui aimeraient plus le parti et de l'autre ceux qui l'aimeraient moins, car c'est bien de cela dont il est question. Il ne s'agit pas de transformer l'élection du futur premier secrétaire en un référendum pour ou contre l'un ou l'autre de nos camarades. En réponse à toutes les questions posées, je pense que Ségolène Royal est la mieux placée pour amener le Parti Socialiste vers un parti renouvelé, ancré à gauche, ouvert sur la société et prêt à combattre la politique de casse sociale de la droite au pouvoir.
Soyons, nous militants, à la hauteur du rendez-vous de jeudi et votons en notre âme et conscience pour un nouveau Parti socialiste. Jeudi 20 novembre, votons et élisons Ségolène Royal au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
08:55 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, royal, aubry, hamon
15 novembre 2008
Congrès du PS : mode d'emploi et programme
Selon un rituel établi, le congrès national du Parti socialiste s'ouvre vendredi en début d'après-midi. Les délégués seront accueillis par un discours de la maire de Reims, Adeline Hazan, et du premier secrétaire fédéral de la Marne, Jacques Meyer. Le congrès accueille les délégués élus par les congrès fédéraux qui se sont tenus le week-end dernier, les membres du conseil national sortant (le "parlement" du parti) et les parlementaires.

Nuit des résolutions. Si les négociations n'ont pas abouti avant, le moment crucial se situe pendant la nuit de samedi à dimanche, lors de la fameuse "nuit des résolutions", où la "commission des résolutions" est chargée de trouver une synthèse entre les motions en concurrence. La synthèse peut se faire lors du congrès, entre les délégués de plusieurs ou de toutes les motions. Elle peut être générale ou partielle.
Vote sur le rapport de la commission. Le dimanche matin, les congressistes votent sur le rapport de la commission. Les membres du nouveau conseil national sont présentés et les candidatures au poste de premier secrétaire sont rendues publiques. Un discours du premier secrétaire termine en général le congrès, dimanche en milieu de journée.
Election du premier secrétaire. Quatre jours plus tard, le 20 novembre, les trois mille cinq cents sections du PS voteront simultanément à bulletins secrets pour élire le premier secrétaire, leur premier secrétaire fédéral et leur secrétaire de section. Vendredi a lieu un éventuel deuxième tour. Enfin, le samedi 22 novembre, est prévu le conseil national où sera désigné le bureau national et le secrétariat national.
09:10 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, royal, aubry, hamon, delanoe
29 octobre 2008
La position des Anciens
OUF ! On sait enfin pour qui se prononcent Lionel Jospin et Jacques Delors ! Le premier soutient Bertrand Delanöe et le second Martine Aubry. Etonnant non ? Adhérent à la section du XVIIIe Arrondissement de Paris, l’ancien premier ministre est ami de longue date du maire de Paris qui compte dans ses rangs de nombreux « jospinistes » (Hollande & Cie, Vaillant…). Le second, ancien Président de la Commission Européenne, est le père de Martine Aubry ! No coment.
Alors, excusez-moi, messieurs et mesdames les journalistes mais, où est le suspense… et surtout où est l’intérêt ?
Petite colère saine pour bien commencer la journée. Cela faisait longtemps que j’en avais envie et aujourd’hui je me lance. Prenons le regard d’un jeune en politique, disons au hasard, de 23 ans. Delors ? Probable candidat à l’élection présidentielle de 1995 (10 ans à l’époque !) et depuis ???? RIEN. Jospin ? Candidat malheureux en 2002 (pas encore majeur pour pouvoir voter) QUI A PRIS SA RETRAITE POLITIQUE. Et depuis ??? RIEN, sinon des petites phrases, des interventions visant à critiquer l’un ou l’autre, des positions d’aigri déversant sa probable expérience dans nos débats internes… A ce sujet, j’en arriverais même à louer Laurent Fabius (sic) qui, lui aussi, a perdu à plusieurs reprises mais a su rester dans l’action et dans le débat d’idée.

Mais, QUI lui permet d’exister ? Les journalistes. S’il était considéré comme un simple militant (ce qu’il est redevenu), nous n’entendrions jamais parlé notre grand vainqueur de 1997. Entre parenthèses, quelqu’un pourrait-il me donner une définition de « Jospiniste » ? Un soutien de Lionel Jospin ? Nous l’avons tous été en 1997… mais depuis ? Cela me fait rire quand certains aujourd’hui se revendiquent du réformisme ou du renouveau quand on traîne derrière soi des « personnalités » qui ont régné sur le parti pendant une dizaine d’année sans réellement rien gagner et sans rien impulser dans notre mouvement… A bon entendeur !
Enfin, pendant qu’on est dans le rire, j’entendais sur I-Télé ce week-end, que Laurent Fabius appelait Benoît Hamon à rejoindre Martine Aubry, et dans le même temps Lionel Jospin affirmait que Delanöe et Aubry étaient « faits pour travailler ensemble ». Petit calcul : Hamon + Aubry + Delanöe = Tout Sauf Ségolène !! Et s’ils croient que c’est en pensant aux futures alliances et aux personnes à écarter qu’ils feront avancer les choses et qu’ils donneront de la crédibilité au PS, et bien bon courage !
08:50 Publié dans Colère saine, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jospin, delors, ps, aubry, fabius, royal, hamon

