23 septembre 2009

La Région agit pour les jeunes apprentis !


sego-region.jpgApprentissage : les soutiens de la Région

Pour que chacun ait un métier en Poitou-Charentes, la Région s'est engagée dès 2005 à développer l’apprentissage, alors même que cette voie de formation était déjà très fortement développée sur le territoire. Elle s'est donné un objectif ambitieux : + 2500 places nouvelles en cinq ans (2005-2009) qui est aujourd'hui en voie d'accomplissement.
Pour ce faire, la Région a créé des aides et des accompagnements spécifiques :

 

 

 

  • Participation aux frais de transport, d’hébergement et de restauration
  • Un chèque-livre de 70 euros pour l'acquisition de manuels scolaires (pour les apprentis en lycée)
  • Création du Fonds social régional pour faire face aux difficultés passagères
  • Gratuité du 1er équipement professionnel de l'apprenti
  • Aide au passage du permis de conduire (4500 permis financés depuis 2005)
  • Création de postes, depuis 2006, de Conseillers Tuteurs en Insertion pour lutter contre les ruptures de contrats d'apprentissage
  • Création d'une carte d'apprentis régionale permettant de bénéficier de tarifs préférentiels
  • Accueil des apprentis en difficulté et en particulier de ceux en situation de handicap

 

Cette année, 15 000 apprentis ont été formés et, depuis 2006, 7 000 employeurs ont été accompagnés par le versement d'une prime régionale pouvant aller jusqu'à 2 750 euros.

 

Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

21 septembre 2009

Martine Aubry à Angoulême

Au lendemain de son Université d'été à la Rochelle, le Parti socialiste est désormais tout entier tourné vers l'élaboration de son projet. Pour réussir dans cette démarche, Martine Aubry et la direction ont décidé d'organiser un Tour de France du projet durant lequel, à chacune des étapes, les socialistes rencontreront des français afin d'échanger sur ce qu'ils attendent de la gauche.

 

Ce tour de France sera inauguré à Angoulême le mardi 22 septembre prochain par Martine Aubry et, après une journée durant laquelle elle aura rencontré des français d'horizons et de situations sociales différents, nous organiserons un forum en plénière où s'établira un dialogue direct entre la salle et la première secrétaire du parti socialiste.

 

Au cours de cette soirée, une vidéo nous sera présentée. Elle est la conclusion d'une campagne de communication organisée par l'agence Campana. Ensuite, les citoyens et militants présents pourront s'exprimer sur les sujets qui leur tiennent à coeur.

 

Je serai présent à cette occasion : mardi 22 septembre à 18h30 à La Couronne et je vous invite à participer à ce forum. Alors, qu'attendre de cet évènement ?

- Que les citoyens se mobilisent pour venir, voir, écouter et surtout participer et enrichir le débat.

- Que les socialistes soient présents, en nombre, et écoutent ce que les gens ont à dire et s'imprègnent du ressenti des habitants.

 

Certains "s'interrogeaient" sur la pertinence "d'aller chercher des idées ailleurs", mais je suis persuadé que les gens sont intéressés pour venir débattre et partager, pour peu qu'on prenne en compte leur avis. Mais, je souhaite mettre en garde les organisateurs et surtout les commanditaires. Il faudra clarifier une chose : Fabriquons-nous notre projet à partir des inquiétudes des citoyens à un instant T ou prônons-nous un modèle de société avec des valeurs claires ? Je précise simplement que je suis contre ce système qui ne base son projet qu'à partir des demandes des habitants. A l'image de ceux qui ont participé à la défense d'un modèle plus soucieux de l'environnement il y a vingt ou trente ans, nous devons réfléchir et porter un modèle ambitieux et visionnaire.

20 septembre 2009

Retour sur la Fête de la Fraternité

logofetefraternitemontpellier.jpg

Comme près de 3000 personnes, je suis allé à Montpellier à la 2e Fête de la Fraternité. Départ en bus d'Angoulême samedi à 2 heures du matin, por une arrivée vers 10h30. Un logis, un parc ombragé, des stands "Désirs d'avenir", des associations ou artisans locaux qui vendent leurs produits... c'est dans la joie, la bonne humeur, la sérénité, la fraternité que s'est déroulée l'évènement. On retrouve des camarades d'autres fédérations, on fait la connaissance de nouvelles personnes, on écoute, on débat.

 

Tout d'abord, j'ai été agréablement surpris par la qualité des intervenants et des échanges participatifs de l'université populaire de l'après-midi sur le thème de l'éducation et de la recherche. C'est ma première université de ce type et je compte bien multiplié ces expériences.

 

Ensuite, dans le contexte de turbulence actuel, j'avoue  avoir attendu le discours de Ségolène Royal. J'en suis ressorti remotivé et prêt pour faire avancer nos idées au Parti socialiste et au-delà. Dans son allocution,

- elle a répondu à ses détracteurs sur son pseudo-isolement, avec humour !

- elle a remotivé les camarades, souvent malmenés

- elle s'est opposée à Nicolas Sarkozy et à sa politique

- elle a fait des propositions claires sur la crise sociale et économique.

 

Cette fête a été l'occasion d'éclaircie pas mal de point, pour moi, mais aussi pour beaucoup de gens qui cherchent un espoir en notre Présidente... de région !

 

 

 

03 septembre 2009

Le PS a sa ligne claire !

images.jpegMartine Aubry a clôturé dimanche l'Université d'été du Parti socialiste. Son discours, offensif et volontaire, m'a agréablement surpris. Elle a abordé toutes les pseudos polémiques agitées depuis quelques jours par différents acteurs et a répondu à chacune d'entre elles : les primaires et le projet, sans oublier les thèmes importants comme l'emploi, la taxe carbone ou l'éducation.

 

Le tour de France du projet commencera le 22 septembre prochain en Charente, avec la venu de Martine Aubry. Espérons que les militants socialistes charentais sauront impulser le véritable élan de la réflexion et de la construction.

02 septembre 2009

Les primaires : comment ?

J'ai publié hier une note appelant à l'organisation de primaires. Je soutiens cette initiative mais je souhaitais apporter quelques précisions. Les primaires telles qu'elles ont été organisées en Italie ou aux Etats-Unis ne pourront pas l'être en France. En effet, ce ne seront que des primaires ouvertes du Parti socialiste. Chaque parti aura son candidat (Verts, PCF ou Front de Gauche, NPA... Modem). C'est une situation que nous connaissons depuis longtemps !

 

A partir de ça, comment organiser ces primaires ?

- QUI pourra voter ? Les militants du PS, chaque citoyen désirant participer ?

- COMMENT participer ? En présentant sa carte d'identité au moment de voter ?

- QUI pourra se présenter ? Les militants du PS (justifiant de trois ans consécutifs au parti, etc, etc...) ? Tout citoyen de Gauche ?

 

Beaucoup de questions qui devront être posées, car chacune d'elle modifie la portée des primaires. Si on veut ouvrir ces primaires, nous devons permettre à tout citoyen de venir voter. La simplicité de la procédure favorisera la réussite du projet. Enfin, je pense qu'il faut laisser les candidatures libres. De toute façon, nous savons bien que la couverture médiatique des personnalités en lice jouera en leur faveur...

 

Votons donc le principe le 1er octobre prochain et attendons la circulaire du national...

21 août 2009

Ateliers d'été d'Espoir à Gauche

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Du 21 au 23 août, se tiendront à Marseille les premiers ateliers du courant "L'Espoir à Gauche". Voici le programme. Vous noterez le niveau des débats qui cherchent à aborder les questions importantes du moment : les retraites, l'école, la culture, les alliances... De plus, la diversité des acteurs en présence démontre une vraie envie de construire un nouveau pacte à à gauche avec de nombreux partenaire associatifs et politiques. Le changement passe par là...

 

Avis aux contributeurs et aux intéressés !

Le Programme
(sous réserve de modifications)
Vendredi 21 août 2009

11h00 – Assemblée Générale des Mandataires et des 1ers Fédéraux de « L’Espoir à Gauche »

12h00 – Allocutions d’Ouverture – Eugène Caselli – Président de la Communauté Urbaine de Marseille, 1er Secrétaire Fédéral des Bouches du Rhône, Patrick MennucciMaire du 1er secteur de Marseille, Vice-président de la région PACA, Jean-Louis BiancoPrésident des «  premiers ateliers d’été »

14h00 – 17h00 - Atelier 1 – QUEL AVENIR POUR LES RETRAITES : TROUVER LES VOIES D'UNE RÉFORME JUSTE ?

Modérateur : Pascal TerrasseMembre du Conseil d'Orientation des Retraites (COR), Député, Président du Conseil Général de l’Ardèche
Jean-Michel Charpin Auteur du rapport au premier ministre « l’avenir de nos retraites en 1999 »
Daniel Rallet Membre du conseil scientifique d'ATTAC
Danièle Karniewicz Secrétaire nationale du pôle protection sociale de la CFE – CGC, Présidente de la CNAV
Julien Guez Chef du Service Retraite et Prévoyance au MEDEF
Pierre-Yves Chanu Conseiller confédéral de la CGT
Henri Jibrayel Député, Conseiller Général des Bouches du Rhône


Atelier 2– PASSER UN NOUVEAU PACTE ENTRE LA REPUBLIQUE ET L’ECOLE

Modérateurs : Vincent PeillonDéputé européen
Jean-Paul Delahaye Professeur associé, auteur de « Le collège unique, pour quoi faire ? »
Samia Ghali Sénatrice-Maire du 8ème secteur de Marseille
Claude Lelièvre Professeur émérite d’histoire de l’éducation à l’université Paris-Descartes
Constance Blanchard – Etudiante, Ancienne Présidente de l’Union Nationale Lycéenne, benjamine du Conseil National du PS
François Vatin Professeur de sociologie à l'Université de Paris X-Nanterre
Malek Boutih Ancien Président de SOS Racisme


17h00 – 20h00 - Atelier 3 – ESPACE PUBLIC, ESPRIT PUBLIC : LES ENJEUX DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Modérateur : David AssoulineSénateur de Paris, Secrétaire national chargé de la communication
Dominique Wolton Sociologue, Directeur de Recherche au C.N.R.S directeur du laboratoire "Information, Communication et Enjeux scientifiques (sous réserve)
Edwy Plenel Président et fondateur de Mediapart
Patrick Savidan Maître de conférences en philosophie morale et politique à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)
Ghislain Achard Consultant et Producteur, ancien Directeur général de France Télévisions
Laurent Joffrin Directeur du journal Libération
Michel Müller Secrétaire général de la Filpac-CGT (Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication)
François Bazin Chef du service politique du Nouvel Observateur
Ronald Van Assche - Blogueur


Atelier 4 - LA CRISE DE LA SOCIAL-DÉMOCRATIE : VERS UN NOUVEAU PROGRESSISME EUROPÉEN ?

Modérateur : Gaëtan Gorce – Député de la Nièvre, Maire de La Charité sur Loire (sous réserve)
Jean-Patrick Gille Député d'Indre et Loire, Secrétaire national chargé de la famille
Jean-François Kahn Journaliste, Ecrivain
Ernst Hillebrand Fondation Friedrich Ebert
Aurélie Trouvé Co-Présidente d'ATTAC, Maître de conférences en économie
Gilles Finchelstein Fondation Jean Jaurès
Charles Fiterman Ancien ministre d'Etat
Philippe Chanial Sociologue, secrétaire général de la " Revue du Mauss "
Monique Saliou Magistrate, Vice-Présidente de Désirs d'Avenir
Olivier Ferrand Président de la Fondation Terra Nova


Atelier 5 - LA CULTURE AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION SOCIALE

Modérateur : Aurélie FilippettiDéputée de Meurthe et Moselle, écrivain
François Bégaudeau Ecrivain et membre du Collectif Othon
Stéphanie Vincent Réalisatrice du Collectif Othon
Patrick Bloche Député-maire du 11ème Arrondissement de Paris
Gaëlle Bantegnie Réalisatrice du Collectif Othon
Damien Malinas Maître de conférence à l'université d'Avignon, auteur de " transmettre une fois ou pour toujours"
Emmanuel Ethis Président de l'université d'Avignon et sociologue de la culture

Au cours de cet atelier : Projection du documentaire : « Jeunes, Militants et Sarkosystes » de François Bégaudeau réalisé avec le Collectif Othon - 2008

 


Samedi 22 août 2009

8h30 – 11h00 - Atelier 1- LA DÉFAITE DU MODELE LIBÉRAL : CONSTRUIRE UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT

Modérateur : Jean-Louis Bianco – Ancien ministre, Député et Président du Conseil Général des Alpes de Hautes Provence
Guillaume Duval Rédacteur en Chef d'Alternatives Economiques
Jean Luc Bennahmias Député européen, Conseiller Régional de PACA, Vice-président du Modem
Michèle Rivasi Député européenne Europe Ecologie
Jean-Louis Laville Sociologue, Professeur au CNAM
Michel Vauzelle Ancien ministre, Député des Bouches du Rhône, Président de la Région PACA
Pierre Schapira Ancien député européen, adjoint au Maire de Paris aux Relations internationales
Robert Navarro Sénateur de l'Hérault


Atelier 2 – DEMOCRATIE, ACTION PUBLIQUE ET COLLECTIVITES LOCALES

Modérateur : François Rebsamen - Sénateur-Maire de Dijonet
Najat Vallaud-Belkacem - Adjointe au Maire de Lyon, Conseillère Générale du Rhône
Patrick Mennucci Maire du 1er Secteur de Marseille, Vice-président du Conseil Régional PACA
Michel Destot Député, Maire de Grenoble
Eric Andrieu Vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon
Jean-Jacques Thomas 1er Vice-président du Conseil général de l'Aisne, Maire d'Hirson et Président de la Communauté de communes des "Trois Rivières"
Bernard Soulage 1er Vice Président de la Région Rhône-Alpes, ancien député européen


11h00 – 13h00 - Atelier 3 - GAGNER EN 2012 : DE LA NÉCESSITÉ DES PRIMAIRES OUVERTES

Modérateur : Jean Pierre MignardAvocat, Président de Désirs d’Avenir
Gaëtan Gorce Député de la Nièvre, Maire de La Charité sur Loire
Patrick Mennucci Maire du 1er Secteur de Marseille, Vice-président du Conseil Régional PACA
Eugène Caselli Président de la Communauté Urbaine de Marseille, 1er Secrétaire Fédéral des Bouches du Rhône
Olivier Ferrand Président de la Fondation Terra Nova
André Vallini Député et Président du Conseil Général de l'Isère
Gérard Le Gall Politologue
Manuel Valls Député-maire d'Evry


14h00 – 17h00 - Atelier 4 - UNE NOUVELLE MAJORITÉ PROGRESSISTE POUR LA FRANCE : COMMENT ET AVEC QUI ?

Modérateur : François Rebsamen - Sénateur-Maire de Dijon
Robert Hue Sénateur du Val d'Oise (PCF), Président du Nouvel Espace Progressiste
Christiane Taubira Députée de la Guyane (PRG)
Daniel Cohn-Bendit Député Européen (Europe Ecologie), Président du groupe des verts au Parlement Européen
Marielle de Sarnez Députée Européenne, Vice-présidente du Modem
Julien Dray Député de l'Essonne (PS)


17h00 - MEETING DE CLÔTURE
François Rebsamen et Vincent Peillon

16 juillet 2009

La valls des menaces

Martine a envoyé une lettre à son camarade Manuel, tout le monde est au courant. Ce qui me fait réagir, c'est la méthode du « soit tu cesses de critiquer publiquement le PS, soit tu le quittes ».

 

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Je ne cache pas ma sympathie pour Manuel Valls et ses prises de position qui ont l'intérêt de poser clairement le débat et de secouer le cocotier socialiste. Dans cette histoire, j'exprime mon désarroi face à, d'un côté, la première secrétaire qui reproche à notre camarade d'Evry de se répandre dans les médias pour critiquer le PS et, de l'autre, qui s'empresse de communiquer sa lettre à la presse...

 

Après le congrès « scissionnaire » de Reims, où la maire de Lille est sortie gagnante grâce à des alliances contre nature face au choix des militants en faveur de Ségolène Royal, Martine Aubry ne semble toujours pas en position de rassembler les socialistes face à Nicolas Sarkozy.

 

Je me réjouis des réactions circonspectes de Gérard Colomb ou Jean-Noël Guérini qui s'inquiète qu'on veuille « étouffer le débat ». Nous avons besoin d'ouverture, de respiration, de mettre tous les débats sur la table. Je ne critique pas la « maison commune » chère à la direction mais peut-on encore penser comme en 1997 ? Nous devons nous engager dans un mouvement de pensée, au-delà du simple parti, un renouveau que nous prônons dans notre courant.

 

En lisant plusieurs interventions, je me suis plu à récolter quelques questions que je vous fais partager : Pourquoi Martine Aubry n'a-t-elle pas écrit à Arnaud Montebourg (secrétaire national à la rénovation) qui se prépare à bouder l'Université d'été socialiste de La Rochelle pour préparer un «référendum militant» pour imposer à Martine Aubry ce mode de désignation en vue de la présidentielle de 2012 ? Pourquoi Martine n'écrit-elle pas à Pierre Moscovici qui mouline ses critiques contre un parti socialiste «vermoulu» ?

 

Gageons que Martine aurait fait preuve de la même rigueur à l'encontre de Laurent Fabius, aujourd'hui donneur de leçons sur la «discipline» nécessaire au sein du PS, qui avait appelé à voter « non » lors du référendum sur la Constitution européenne majoritairement approuvée par les militants socialistes...

11 juin 2009

Ordre du jour du Conseil National du PS

Un peu d'humour... article du Post :


Comité National du Parti Socialiste
Réunion du mardi 9 juin 2009

 

Ordre du jour


Point n° 1 - Frequent Flyer.
Appeler Air France pour commander la Carte Fréquence Plus Gold de Ségolène. Ultra Top Prioritaire.

 

Point n° 2 – Un tramway nommé Désir
Demander, sans le froisser, à Harlem de quitter la réunion avant d'aborder les résultats en Ile-de-France, en prétextant qu'il risque de louper son RER.

 

Point n°3 – Chkoumoun sur les porte-paroles. Ma parole.
Choisir un marabout pour venir exorciser le bureau du RDC que Julien Dray avait refilé à Benoit Hamon. Convaincre Vincent Peillon d’accepter de s’y installer.

 

Point n°4 – Esprit d’équipe.
A sa demande, Malek Boutih devrait lire un texte d’Eric Zemmour à l’attention de la direction actuelle.

 

Point n°5 – Rappel du règlement.
Rappeler à Manuel Valls que  pour les conversations privées avec l’UMP chacun est désormais prié d’utiliser son portable et non les lignes de la rue de Solferino.

 

Point n°6 – Questions pratiques
Trouver un endroit pour ranger la balayette,  à présent que Jack Lang a déclaré « j’ai voté socialiste mais Dany occupait mon cœur »

 

Point n°7 – Questions diverses et explications fumeuses
Animé par Arnaud Montebourg

09 juin 2009

Les socialistes dans le flou interne au cœur d'une élection européenne...

S'il fallait attendre encore un peu, je publierai mon article demain, après les conclusions du Conseil national de ce soir... Qu'importe ? Non. Les décisions qui seront proposées (et qui seront prises !) devront être à la hauteur...

  

Le score du PS : on connaissait le tiercé gagnant en milieu de semaine dernière. Mais ce qui est inquiétant c'est le chiffre brut, comparé aux autres. Le PS à égalité avec les écologistes, la situation est grave... pour nous ! Ce qui déconcertant, ce n'est pas tant le score des écologistes qui ont su mobiliser et recueillir une partie de nos voix, mais c'est le nombre de voix du PS ! Faire la comparaison avec la présidentielle de 2002 n'est pas, à mon sens, très pertinente. L'enjeu n'est pas le même et le mode d'élection non plus. Cependant, le PS retrouve sa base électorale, autour de 16,5%. Ceux qui votent et voteront (j'espère) socialiste aux élections.

 

Le discours de Martine Aubry : la lucidité était de mise ! Encore heureux ! Le discours commence mal... « responsabilité collective des partis politiques (...) responsabilité de ceux qui portent le libéralisme ». Bah voyons ! C'est le premier message... L'abstention a toujours été forte pour les européennes à cause des gouvernements successifs qui ont créé une image de Bruxelles négative, symbole d'une politique de détail et hors de propos (dernier exemple, le vin rosé).

  

Deuxième idée, « Nicolas Sarkozy n’a pas dit ses intentions et le vrai projet libéral européen qu’il porte avec ses alliés ». Menteur notre Président ?! Pas sûr... mais les Français ont l'air d'apprécier. Fausse bonne idée que d'ajouter les voix de tous les partis en dehors de l'UMP. C'est une vieille tactique politicienne, mais dans une élection proportionnelle à un seul tour, c'est la liste en tête qui gagne le scrutin. C'est un fait et quand on a plus de dix points d'écart, on peut faire profil bas.

« Notre Parti Socialiste a souffert de ses batailles internes et de ses divisions. Je mets toutes mes forces pour le rassembler. Il faut poursuivre avec détermination. » : après avoir été élue avec des soupçons d'irrégularité, la détermination qu'elle affiche n'a pas encore trouvée de crédibilité à mes yeux. Si le rassemblement passe par l'entrée d'une dizaine de proches de Ségolène Royal à la direction à des postes d'adjoints, et bien nous n'avons pas la même définition du rassemblement ! Il faut laisser une vraie place à nos amis, pour qu'ils s'affirment et qu'ils prennent part à la stratégie.

« Le Parti Socialiste a besoin d’une profonde rénovation. Il doit ne plus vivre en circuit fermé et doit s’ouvrir sur la société » : c'est ce que nous (soutiens de Ségolène Royal et son équipe) avons prôné depuis le début : ouverture aux sympathisants, un parti de masse, une rénovation des pratiques internes, des débats participatifs, une nouvelle vision de la société et des problématiques sociales,... Je ne suis arrivé au PS qu'en 2004, mais je crois savoir que la rénovation a été maintes fois demandée depuis la déroute de Lionel Jospin.

« Unité, rénovation des idées et des pratiques, rassemblement de la gauche, ce sont les tâches majeures auxquelles nous allons nous atteler dès demain » : retour au grand jour des vieilles recettes de la Gauche plurielle de Jospin...

 

Il est étonnant de voir que les leaders des autres partis (Mélenchon, Sarkozy, Bayrou...) ont été les responsables de la victoire ou de la défaite, et qu'au Parti socialiste, la responsabilité soit collective ! Si les militants ne sont pas mobilisés, le score en sera autant diminué. Prendre en compte l'avis des militants, les associer, OUVRIR, telle doit être la première mission de la direction du parti. Le Conseil National de ce soir devra être percutant, rassembleur et encourageant... nous verrons tout ça demain.

02 avril 2009

Interview de Ségolène Royal dans la Charente Libre

« JE NE SUIS PAS OBSÉDÉE PAR LA PRÉSIDENTIELLE »
A un an des prochaines élections régionales, Ségolène Royal revendique son statut national mais aussi, plus que jamais, son action en Poitou-Charentes.

 

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Elle est au front pour sauver Heuliez à Cerizay. Elle part en Afrique demain. Elle inaugurait une installation photovoltaïque à Ligugé lundi. Elle espère que le G20 cassera les paradis fiscaux. Elle promet de venir à Saint-Amant-de-Boixe après avoir annulé sa venue vendredi dernier. Ségolène Royal a un agenda chargé, celui de présidente en exercice de la Région et d'ancienne candidate à la présidentielle. Toujours très présente dans les médias nationaux, elle se rend à nouveau disponible, à un an des élections régionales, pour la presse de Poitou-Charentes. Entouré de Jean-Luc Fulachier, son directeur général, et de Jean-François Macaire, vice-président en charge de l'économie, elle refuse le mot bilan pour commenter son action. «Trop tôt.»


Martine Aubry passe à «Vivement dimanche» et s'y coiffe d'un chapeau de brousse! Vous l'avez conseillée en «peopolisation»?


Ségolène Royal. Bien sûr que non! Je veux bien répondre mais sur le principe, en déconnexion totale sur le cas de telle ou telle personne. Donc, cela montre que les esprits critiques doivent réfléchir avant de s'exprimer. Vous savez, la peopolisation on ne la souhaite pas. C'est une conséquence de la loi du marché dans les médias. La forme de communication change. Je pense qu'il faut simplement être soi-même en toutes circonstances. Les gens devinent l'authentique. Il faut leur faire confiance.


Le printemps de l'égalité célébré au Zénith à la mi-mars par la direction du PS a été un bide. Ce qui n'a pas dû vous faire pleurer?


S. R. Au lendemain de la fête de la fraternité que j'avais organisée en septembre au Zénith, et qui m'a valu d'être raillée tant et plus, j'avais dit que tout le monde le ferait. Nous y sommes. Des chansons dans un meeting politique, ce n'est pas nouveau. Tous les grands combats sociaux ont été célébrés par des chants. Enfin quoi, n'avons-nous pas besoin de partager de la ferveur?


Sincèrement, pensez-vous que le Parti socialiste a encore un avenir, du moins si son avenir est de rassembler la gauche française?


S. R. C'est à lui de le prouver. Il n'est pas en bon état. J'ai la conviction que des primaires ouvertes qui désigneraient le candidat unique de la gauche à la présidentielle régleraient pas mal de problèmes. Et selon le sondage de Libé [Libération d'avant-hier, NDLR], c'est un souhait des Français. Nous avons besoin d'un parti fort, qui donne envie. J'avoue que j'ai des doutes sur sa capacité quand je constate qu'une personnalité intelligente comme Jean-Pierre Mignard, le président de Désirs d'avenir, a été refoulée des instances du PS.


Désirs d'avenir, que vous avez réuni samedi dernier, c'est quoi? Un club de fans, un substitut au vieux Parti
socialiste?


S. R. Rien de tout ça. C'est un lieu fraternel où il n'y a pas d'enjeu de désignation de pouvoir. C'est un lieu de réflexion, d'échanges, de mutualisation de services entre adhérents. C'est la France dans sa réalité, avec des vieux, des jeunes, des salariés, des chômeurs, des cadres, des ruraux, des urbains...


C'est une précieuse machine dans la perspective de 2012?


S. R. Je ne suis pas obsédée par la présidentielle. Il se trouve que je suis entendue, que les gens croient ce que je dis, que je fais exploser l'audimat quand je suis à la matinale d'Inter ou d'Europe 1, que c'est quasi l'émeute quand je dédicace au Salon du livre. Je suis une personnalité politique incontournable actuellement, c'est comme ça. J'ai un impact médiatique fort. J'ai donc une responsabilité, l'obligation de travailler et je revendique une grosse masse de travail. Désirs d'avenir est en ce sens un creuset formidable. Quand j'y invite Régis Debray pour commenter son dernier livre, «Moment fraternité», peut-on m'accorder le souci de la réflexion en profondeur?


Propos recueillis
par Ivan DRAPEAU et Frédéric BERG

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