03 août 2009

Une union pour la Méditerranée

L'Union pour la méditerranée, lancée lors de la présidence française de l'Union europénne en juillet 2008, a du mal à se relancer depuis la guerre de Gaza. Les réunions ont repris, d'abord de façon informelle, puis formelle, avec deux réunions ministérielles - le 25 juin à Paris et le 7 juillet à Bruxelles - consacrées au développement durable et aux questions financières.

 

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Le processus est fragile du fait du contexte politique au Proche-Orient. Ce vaste regroupement de 43 pays des deux rives de la Méditerranée fait asseoir à la même table des représentants de pays "en guerre" et c'est la raison pour laquelle les pays arabes avaient demandé la suspension de l'UPM. Les discussions ont donc repris à la fin du mois d'avril sur des sujets importants comme l'organisation de l'UPM, et cela a permis de faire avancer certains projets concrets (énergie solaire, protection civile, financement des entreprises).

 

L'UPM a passé l'épreuve du démantèlemen, suite à la crainte de certains pays arabes d'arriver à une normalisation de leurs relations avec Israël en l'absence d'un processus de paix. La suite ? Après la pause de l'été et le ramadan, les réunions doivent reprendre en octobre. Le point d'orgue devrait être la réunion des ministres des affaires étrangères prévue à Istanbul, fin novembre.

 

 

Nous devons soutenir cette initiative d'union de la méditerranée. Plus nombreux, unis, nous serons plus à même de règler des situations aujourd'hui problématiques, comme le décalage économique entre les deux rives. Il faut engager des réflexions sur l'environnement, la gestion de la méditerranée, la coopération, les échanges culturels et commerciaux.

 

28 juillet 2009

28e pays dans l'Union Européenne ?

Après le Sud et l'Est, l'Union européenne s'élargirait-elle au Nord ? Reykjavik a déposé sa candidature d'adhésion le 17 juillet dernier et le sujet était à l'ordre du jour de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE hier après-midi. Le gouvernement suédois a reçu la demande d'adhésion et le secrétaire permanent du ministère suédois des Affaires étrangères a rencontré l'ambassadeur islandais à Stockholm, après que le Parlement islandais ait donné son accord à une courte majorité.

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L’Islande, officiellement République d’Islande est un Etat insulaire perché au nord de l'océan Atlantique. Trop au Nord ? Non, si on considère la terre (encore) danoise du Groënland tout proche. Le pays a une superficie de 103 000 km² et une population d'environ 320 000 habitants. Sa capitale est Reykjavik.

 

Avant la grave crise de 2008, l'Islande était le deuxième pays le plus développé au monde selon l'indice de développement humain (IDH), juste après la Norvège. Son économie est basée sur un système d'économie mixte avec quatre principaux secteurs : les services, la finance, la pêche et les industries.  L'économie de la petite île s'est effrondrée en raison de la crise économique mondiale. En octobre 2008, le système économique et bancaire est affecté.  Pour prévenir l'effondrement du système bancaire islandais, les trois principales banques du pays ont été nationalisées. Pour sortir de la crise, l'Islande pourrait même adhérer rapidement à l'euro. A suivre, l'échéance pourrait être fixée à 2012.

09 juin 2009

Les socialistes dans le flou interne au cœur d'une élection européenne...

S'il fallait attendre encore un peu, je publierai mon article demain, après les conclusions du Conseil national de ce soir... Qu'importe ? Non. Les décisions qui seront proposées (et qui seront prises !) devront être à la hauteur...

  

Le score du PS : on connaissait le tiercé gagnant en milieu de semaine dernière. Mais ce qui est inquiétant c'est le chiffre brut, comparé aux autres. Le PS à égalité avec les écologistes, la situation est grave... pour nous ! Ce qui déconcertant, ce n'est pas tant le score des écologistes qui ont su mobiliser et recueillir une partie de nos voix, mais c'est le nombre de voix du PS ! Faire la comparaison avec la présidentielle de 2002 n'est pas, à mon sens, très pertinente. L'enjeu n'est pas le même et le mode d'élection non plus. Cependant, le PS retrouve sa base électorale, autour de 16,5%. Ceux qui votent et voteront (j'espère) socialiste aux élections.

 

Le discours de Martine Aubry : la lucidité était de mise ! Encore heureux ! Le discours commence mal... « responsabilité collective des partis politiques (...) responsabilité de ceux qui portent le libéralisme ». Bah voyons ! C'est le premier message... L'abstention a toujours été forte pour les européennes à cause des gouvernements successifs qui ont créé une image de Bruxelles négative, symbole d'une politique de détail et hors de propos (dernier exemple, le vin rosé).

  

Deuxième idée, « Nicolas Sarkozy n’a pas dit ses intentions et le vrai projet libéral européen qu’il porte avec ses alliés ». Menteur notre Président ?! Pas sûr... mais les Français ont l'air d'apprécier. Fausse bonne idée que d'ajouter les voix de tous les partis en dehors de l'UMP. C'est une vieille tactique politicienne, mais dans une élection proportionnelle à un seul tour, c'est la liste en tête qui gagne le scrutin. C'est un fait et quand on a plus de dix points d'écart, on peut faire profil bas.

« Notre Parti Socialiste a souffert de ses batailles internes et de ses divisions. Je mets toutes mes forces pour le rassembler. Il faut poursuivre avec détermination. » : après avoir été élue avec des soupçons d'irrégularité, la détermination qu'elle affiche n'a pas encore trouvée de crédibilité à mes yeux. Si le rassemblement passe par l'entrée d'une dizaine de proches de Ségolène Royal à la direction à des postes d'adjoints, et bien nous n'avons pas la même définition du rassemblement ! Il faut laisser une vraie place à nos amis, pour qu'ils s'affirment et qu'ils prennent part à la stratégie.

« Le Parti Socialiste a besoin d’une profonde rénovation. Il doit ne plus vivre en circuit fermé et doit s’ouvrir sur la société » : c'est ce que nous (soutiens de Ségolène Royal et son équipe) avons prôné depuis le début : ouverture aux sympathisants, un parti de masse, une rénovation des pratiques internes, des débats participatifs, une nouvelle vision de la société et des problématiques sociales,... Je ne suis arrivé au PS qu'en 2004, mais je crois savoir que la rénovation a été maintes fois demandée depuis la déroute de Lionel Jospin.

« Unité, rénovation des idées et des pratiques, rassemblement de la gauche, ce sont les tâches majeures auxquelles nous allons nous atteler dès demain » : retour au grand jour des vieilles recettes de la Gauche plurielle de Jospin...

 

Il est étonnant de voir que les leaders des autres partis (Mélenchon, Sarkozy, Bayrou...) ont été les responsables de la victoire ou de la défaite, et qu'au Parti socialiste, la responsabilité soit collective ! Si les militants ne sont pas mobilisés, le score en sera autant diminué. Prendre en compte l'avis des militants, les associer, OUVRIR, telle doit être la première mission de la direction du parti. Le Conseil National de ce soir devra être percutant, rassembleur et encourageant... nous verrons tout ça demain.

06 mai 2009

Europe + Turquie + Russie = Nouvel espace de coopération

A Nîmes, Nicolas Sarkozy a proposé que l'Europe instaure avec la Turquie et avec la Russie "un espace économique et de sécurité commun". Cette proposition s'inscrit pleinement dans sa vision européenne, et notamment son refus d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne. L'idée du "partenariat privilégié" prend peu à peu forme.

 

Avec la Russie et la Turquie, souligne Sarkozy, l'Europe peut "créer un grand espace de 800 millions d'habitants qui partageraient la même prospérité et la même sécurité". Si l'ALENA (Etats-Unis + Canada + Mexique) compte 450 millions d'habitants, ce nouvel espace de coopération en abriterait près de 800 millions, face aux 3 milliards d'Indiens et de Chinois.

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Mais, le poids démographique (et économique) est l'un des arguments des défenseurs de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Cependant, chacun sait que les opinions publiques en France et en Europe s'opposent cette l'entrée. L'idée de Nicolas Sarkozy consiste à mettre la Russie et la Turquie sur le même plan et à parler non seulement d'économie mais aussi de sécurité commune.

 

Les arguments concernant la Turquie sont nombreux dans un camp comme dans l'autre. Pour la Russie, la réponse semble être claire ! Ce nouvel objectif d'une Europe motrice et alliée à ses voisins me semble aller dans le bon sens. J'ai toujours été hostile à l'entrée de la Turquie dnas l'Europe, premièrement pour des raisons démographiques et puis pour des raisons de sécurité et de géographie tout simplement. J'aurai surement l'occasion de faire un article en ce sens.

 

Je m'engage donc sur une UE basée sur un socle institutionnel (et donc un traité constitutionnel !) stable et démocratique dans une union à une trentaine de pays (avec les Balkans). Je m'inscris aussi dans les partenariats qui pourraient être mis en place avec nos voisins (Russie, Turquie et pourtour méditerranéen) sous la forme d'échanges et de coopérations culturel, économique et de sécurité.

28 février 2009

Le PS s'engage lui aussi dans la bataille des européennes

Le Conseil national du PS hier a entériné par une très large majorité (189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions), les listes pour les élections européennes qui seront soumises au vote des militants le 12 mars prochain. Un texte plate-forme, socle de départ du programme des socialistes pour ces élections, intitulé Donner une nouvelle direction à l'Europe, a également été présenté après avoir été voté par le Bureau national.

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En Ile-de-France

1 / HARLEM DESIR
2 / PERVENCHE BERES
3 / BENOIT HAMON
4 / MONIQUE SALIOU
5 / ALAIN RICHARD
6 / MICHELE SABBAN
7/ GUILLAUME BALLAS
8/ LUCILLE SCHMIDT
9/ PATRICK MALIVET
10/ CLAIRE EDEY
11/ OLIVIER FAUR
12/ ADOLE ANKRAH
13/ AKLI MELLOULLI

Dans le Nord-ouest

1/ GILLES PARGNEAUX
2/ ESTELLE GRELLIER
3/ JEAN LOUIS COTTIGNY
4/ CLOTILDE VALTER
5/ PHILIPP CORDERY
6/ LAURENCE ROSSIGNOL
7/ LAURENT DUPORGE
8/ ANNE FERREIRA
9/ ARNAUD FONTAINE
10/ DELPHINE BATAILLE

Dans l'Est

1/ CATHERINE TRAUTMANN
2/ LIEM HOANG GNOC
3/ AURELIE FILLIPETTI
4/ MUSTAPHA SADNI
5/ CATHERINE BOURSIER
6/ PIERRE PRIBETICH
7/ FRANCOISE TENNEBAUM
8/ ERIC LOISELET
9/ SAFIA OTTOKORE

Dans le Sud-Est

1/ VINCENT PEILLON
2/ SYLVIE GUILLAUME
3/ KARIM ZERIBI
4/ FARIDA BOUDAOUD
5/ JEAN DAVID CIOT
6/ MIREILLE PEIRANO
7/ OTMAN EL HARTI
8/ DE GENTILI EMMANUELLE
9/ BERNARD SOULAGE
10/ CECILE HELLE
11/ STEPHANE PILLET
12/ CHRISTINE PRIOTTO
13/ YANN LIBRATI

Dans le Sud-Ouest

1/ KADER ARIF
2/ FRANCOISE CASTEX
3/ ERIC ANDRIEU
4/ FREDERIQUE ESPAGNAC
5/ RENAUD LAGRAVE
6/ BEATRICE PATRIE
7/ MICHEL TEYCHENE
8/ MONIQUE COLLANGES
9/ SEBASTIEN DENAJE
10/ NATHALIE MANET CARBONIERE

Dans l'Ouest

1/ BERNADETTE VERGNAULT
2/ STEPHANE LEFOLL
3/ ISABELLE THOMAS
4/ YANNICK VAUGRENARD
5/ FRANCOISE MENARD
6/ MICHEL MORIN
7/ ROSELINE LEFRANCOIS
8/ GUY MOREAU
9/ NORMA MEVEL PLA

Dans le Centre

1/ HENRI WEBER
2/ CECILE JONATHAN
3/ ALAIN CALMETTE
4/ KARINE GLOANNEC-MAURIN
5/ FRANCOIS CASSANY

Dans les DOM

1/ ERICKA BAREIGTS
2/ PATRICE TYROLIEN

02 novembre 2008

Et on reparle d’Europe.

 

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En effet, les élections européennes sont les prochaines élections sur la liste (au rythme dune élection au moins par an). Et depuis son arrivée à lElysée, Nicolas Sarkozy nen a pas gagné une seule !

 

Lundi dernier, il a convié Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF) pour le dissuader de présenter ses propres listes. L'UMP craint la concurrence ravageuse du leader souverainiste (6,7 % des voix en 2004). Le Président doit aussi se souvenir de son score humiliant (12,8%) en 1999, quand De Villiers faisait 13,1 %.

 

Le chef de l'Etat dispose d'une marge de manoeuvre limitée : le leader souverainiste ne demande rien, pas même un strapontin ministériel, et entend mener sa bataille des européennes, allié au héraut du non irlandais Declan Ganley. "On est passé d'une période de sourde hostilité à une période d'hostilité farouche", estime M. de Villiers.

 

Pour éviter que ses électeurs fuient chez les centristes, européens historiques, ou chez les souverainistes, l'UMP espère que M. de Villiers renoncera à se présenter dans les régions où il n'est certain d'avoir des élus, comme en Ile-de-France. Même tactique vis-à-vis du Nouveau Centre, qui serait dissuadé de partir sous ses propres couleurs.

 

Au-delà des alliances et débauchages incertains, M. Sarkozy compte s'appuyer sur l'élan de sa présidence européenne. "La donne a changé. Jusqu'à présent, l'Europe inquiétait. Avec la crise financière, le sentiment que l'Europe protège progresse", analyse Brice Hortefeux, chargé des élections à l'UMP.

 

L'Elysée compte mener l'offensive sur quatre axes : l'environnement, pour contrer la mouvance verte de Daniel Cohn-Bendit ; le gouvernement économique, thème cher aux socialistes ; l'Europe politique, pour se réconcilier avec la France souverainiste ; l'Europe dans les régions pour démontrer les vertus concrètes de l'UE.

 

La bataille sera rude. Ipsos crédite l'UMP et le PS respectivement de 22,5% et 21,5% des voix, suivis de François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit (11 et 10,5%). Viennent ensuite Olivier Besancenot (8,5), Philippe de Villiers (8% ou 6,5% selon que Nicolas Dupont-Aignan se présente ou pas) et le Frant National (6%). L'UMP a pour consolation de partir d'un scor très bas : 16,6% en 2004 alors que le PS avait triomphé avec 28,9%...