23 septembre 2009
La Région agit pour les jeunes apprentis !
Apprentissage : les soutiens de la Région
Pour que chacun ait un métier en Poitou-Charentes, la Région s'est engagée dès 2005 à développer l’apprentissage, alors même que cette voie de formation était déjà très fortement développée sur le territoire. Elle s'est donné un objectif ambitieux : + 2500 places nouvelles en cinq ans (2005-2009) qui est aujourd'hui en voie d'accomplissement.
Pour ce faire, la Région a créé des aides et des accompagnements spécifiques :
- Participation aux frais de transport, d’hébergement et de restauration
- Un chèque-livre de 70 euros pour l'acquisition de manuels scolaires (pour les apprentis en lycée)
- Création du Fonds social régional pour faire face aux difficultés passagères
- Gratuité du 1er équipement professionnel de l'apprenti
- Aide au passage du permis de conduire (4500 permis financés depuis 2005)
- Création de postes, depuis 2006, de Conseillers Tuteurs en Insertion pour lutter contre les ruptures de contrats d'apprentissage
- Création d'une carte d'apprentis régionale permettant de bénéficier de tarifs préférentiels
- Accueil des apprentis en difficulté et en particulier de ceux en situation de handicap
Cette année, 15 000 apprentis ont été formés et, depuis 2006, 7 000 employeurs ont été accompagnés par le versement d'une prime régionale pouvant aller jusqu'à 2 750 euros.
Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes
22:34 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, ps, modem, ump, sarkozy, aubry, apprentissage
21 septembre 2009
Martine Aubry à Angoulême
Au lendemain de son Université d'été à la Rochelle, le Parti socialiste est désormais tout entier tourné vers l'élaboration de son projet. Pour réussir dans cette démarche, Martine Aubry et la direction ont décidé d'organiser un Tour de France du projet durant lequel, à chacune des étapes, les socialistes rencontreront des français afin d'échanger sur ce qu'ils attendent de la gauche.
Ce tour de France sera inauguré à Angoulême le mardi 22 septembre prochain par Martine Aubry et, après une journée durant laquelle elle aura rencontré des français d'horizons et de situations sociales différents, nous organiserons un forum en plénière où s'établira un dialogue direct entre la salle et la première secrétaire du parti socialiste.
Au cours de cette soirée, une vidéo nous sera présentée. Elle est la conclusion d'une campagne de communication organisée par l'agence Campana. Ensuite, les citoyens et militants présents pourront s'exprimer sur les sujets qui leur tiennent à coeur.
Je serai présent à cette occasion : mardi 22 septembre à 18h30 à La Couronne et je vous invite à participer à ce forum. Alors, qu'attendre de cet évènement ?
- Que les citoyens se mobilisent pour venir, voir, écouter et surtout participer et enrichir le débat.
- Que les socialistes soient présents, en nombre, et écoutent ce que les gens ont à dire et s'imprègnent du ressenti des habitants.
Certains "s'interrogeaient" sur la pertinence "d'aller chercher des idées ailleurs", mais je suis persuadé que les gens sont intéressés pour venir débattre et partager, pour peu qu'on prenne en compte leur avis. Mais, je souhaite mettre en garde les organisateurs et surtout les commanditaires. Il faudra clarifier une chose : Fabriquons-nous notre projet à partir des inquiétudes des citoyens à un instant T ou prônons-nous un modèle de société avec des valeurs claires ? Je précise simplement que je suis contre ce système qui ne base son projet qu'à partir des demandes des habitants. A l'image de ceux qui ont participé à la défense d'un modèle plus soucieux de l'environnement il y a vingt ou trente ans, nous devons réfléchir et porter un modèle ambitieux et visionnaire.
09:27 Publié dans Angoulême, Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : aubry, angouleme, royal, ps, modem, ump, politique
11 septembre 2009
La Fête des enfants du Pays

La Fête des enfants du Pays
La 4 ème édition de la Fête des enfants aura lieu le Dimanche 13 Septembre 2009 dans la " Vallée du Chambon" (Centre de plein air, Camping, Restaurant). Cette manifestation gratuite à pour objet mettre a disposition de toutes les Initiatives du Pays en faveur des enfants, un tremplin leur permettant de communiquer au grand public.
Historiquement, le Conseil de Développement, fidèle à la Charte de Développement Durable du Pays, a mis l'accent pour cette Fête des enfants sur les activités sportives, culturelles et d'expression en lien avec la nature. Vous aurez donc la possibilité de découvrir en famille et gratuitement la pratique d’activités diverses, de découvrir des animations et expositions sur l’ensemble du site de la vallée du Chambon.
Au programme de 10 heures à 17 heures : Jeux en bois, Promenades en calèche, Découverte de l’accordéon, Saveurs sucrées et plantes aromatiques, Maquillage, Parcours d’orientation, Tir a l’arc, Espace petite enfance, Visite guidée du jardin potager bio, Initiation aux Echecs, Trampoline, Golf rustique, Poney, Ecole de batterie, Jeux en plein air, Billard, Découverte de l’escalade, Minigolf, La gestion des déchets, Découverte du canoë-kayak, Rucher école, Orgue de barbarie et bien d’autres surprises…
Cette année, le Conseil de Développement du Pays Horte et Tardoire a décidé d'inscrire la manifestation autour de la thématique :" Nutrition naturelle : manger local et de qualité". A cette occasion, l’Université de Pays présentera la projection du film : « Nos enfants nous accuserons » de Jean Paul Jaud au, film à l’issue duquel se déroulera un débat sur le thème « Agriculture bio / agriculture conventionnelle : est ce que tout nous oppose vraiment ? ». Samedi 12 Septembre à 15 h Cinéma Le Silverado de Marthon – entrée 4 €. Dimanche, à l’ombre du platane, se tiendra toute la journée un marché de producteurs de Pays avec possibilité de déjeuner sur place.
Ouverture gratuite du nouveau sentier d’interprétation ludique du Centre de plein air du Chambon : Mission Ecopossible
Pour plus d'informations, cliquez sur ce lien.
07:59 Publié dans Charente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pays horte et tardoire, chambon
18 juin 2009
Communiqué de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes
Depuis 2004, j'ai fait, avec le Conseil Régional Poitou-Charentes, de l'excellence environnementale une priorité. En cinq années d'actions concrètes, nous avons fait la preuve que l'environnement c'est l'avenir du développement, de l'emploi. Face à la crise, pour amplifier son intervention, la Région donne un nouvel élan à ses actions : l'Agenda Régional pour la Croissance Verte 2009-2012, qui sera soumis au vote des élus lundi prochain 22 juin le dit clairement.
Ce qui a déjà été fait ? Avec des projets innovants, nous avons répondu au plus près des besoins des entreprises et des habitants, notamment en matière de pouvoir d'achat. La Région Poitou-Charentes est ainsi aujourd'hui en tête de file de la croissance verte au niveau national:
- développement du véhicule électrique régional pour le grand public;
- plan énergie solaire, unique en Europe, avec 400 millions d'euros pour le développement de l'énergie photovoltaïque;
- création du pôle de compétitivité régional des éco-industries qui fédère actuellement plus de 400 entreprises, laboratoires de recherche et universités;
- développement des éco-carburants de nouvelle génération;
- soutien à la construction et à la rénovation de logements à haute qualité énergétique, notamment avec le plan "1000 maisons bois économes en énergie";
- plan Forêt et Bois pour stimuler la préservation, la transformation et la valorisation des ressources forestières locales dans la construction, le bois énergie et l'industrie;
- développement et modernisation des TER qui a permis une hausse de la fréquentation de 62% depuis 2004;
- 2500 emplois tremplins soutenus dans le secteur de l'environnement;
- soutien à la préservation de la biodiversité et à l'éducation à l'environnement, comme en témoigne le soutien apporté à la Ligue pour la Protection des Oiseaux, dont le siège national est à Rochefort et dont j'inaugurerai les nouveaux locaux à Haute Qualité Environnementale financés par la Région, ce vendredi 19 juin;
- reconquête des paysages par le programme "Sylve d'Argenson", la plantation, dans le cadre de l'opération "Un habitant , un arbre" de plus de 960 000 arbres et le soutien à la création de bosquets et boqueteaux, à la fois puits de carbone contre le réchauffement climatique et réservoir de biodiversité;
- soutien à l'agroforesterie et à l'agriculture, pour la préservation de la ressource en eau, une agriculture de qualité créatrice d'emplois et respectueuse de l'environnement...
Pour amplifier ces actions, l'Agenda Régional pour la croissance verte 2009-2012 permettra de mesurer les réalisations accomplies depuis 2004. Il est une feuille de route avec des objectifs ambitieux et partagés à l'appui. Douze nouvelles actions y sont notamment proposées :
1 – mise en œuvre d’un programme de soutien aux travaux de réhabilitation thermique pour rendre les logements sociaux économes en énergie en y développant notamment le recours aux Technologies de l’Information et de la Communication pour le suivi en direct des consommations énergétiques par les résidents;
2 – mise en oeuvre d’un deuxième plan de modernisation des TER (remplacement des trains) et poursuite du développement de nouveaux services de haute qualité malgré l’augmentation des redevances par l’Etat ;
3 – dans le cadre du plan énergie solaire régional, création d’un nouveau fonds régional de financement par prêt afin de compléter l’action en matière de financement de projets industriels;
4 – création d’un plan régional des énergies marines renouvelables;
5 - appels à projets pour la valorisation de la paille, du chanvre comme écomatériaux;
6 - mise en place d’un plan régional Fibres Naturelles;
7 - appel à projets éco-produits / éco-procédés;
8 - appels à projets pour doper la méthanisation à la ferme et la méthanisation centralisée;
9 - dans le cadre de la nouvelle compétence « Réserves Naturelles Régionales », classer notamment quatre premiers espaces naturels, lieux de préservation de la biodiversité et d'éducation à l'environnement;
10 – dans le domaine de l’apprentissage, ouverture de nouvelles sections sur les formations nécessaires pour accompagner la croissance verte;
11 - nouvelles mesures en faveur de la recherche et de l’innovation dans les secteurs de la croissance verte;
12 – création des 1000 emplois croissance verte.
Bien à vous, Ségolène Royal
22:51 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 avril 2009
La Charente redécoupée
Une circonscription urbaine, une rurale, une à dominante viticole, tel est le projet de redécoupage législatif proposé, à ce jour, par le gouvernement
À compter des prochaines élections législatives programmées dans la foulée de la présidentielle en 2012, la Charente ne comptera plus que trois députés contre quatre aujourd'hui. Dans un souci de juste représentation que personne ne conteste, le gouvernement a décidé de rééquilibrer les circonscriptions de sorte qu'un député pèse environ 120.000 habitants. La Charente, avec 347.000 habitants, revient donc à la situation d'avant 1986 quand elle n'avait déjà que trois députés.

Reste à redécouper les circonscriptions, en s'appuyant sur les cantons, pour passer de quatre à trois. Les ciseaux ont été confiés à Alain Marleix, secrétaire d'État aux Collectivités territoriales (voir CL d'hier). Pour la Charente, à ce jour, il envisage une circonscription urbaine qui épouse les contours de la communauté d'agglomération du Grand-Angoulême (Comaga), une circonscription à dominante viticole autour de Cognac et du Sud-Charente et une grande circonscription rurale allant de Rouillac à Montbron via Ruffec et Confolens .

L'exercice prête le flanc au procès d'intention en tripatouillage et charcutage. À l'instar du football, dont chaque passionné est un sélectionneur potentiel de l'équipe nationale, chaque parti politique, chaque élu, voire chaque citoyen a son point de vue. Le conseil fédéral du Parti socialiste (PS) en débattra demain mercredi. Le projet gouvernemental n'est pas rejeté en bloc. Il est discuté à la marge - certains verraient mieux Rouillac et Hiersac avec Cognac - ou plus fondamentalement, notamment sur la spécificité urbaine de la circonscription d'Angoulême.

«Je pense sincèrement que nous avons besoin, dans un département comme le nôtre, d'avoir un pied dans la ville et un pied dans la campagne. On y gagne une meilleure perception de la réalité des problèmes des gens», insiste Jean-Claude Viollet, député PS de la première circonscription depuis 1997. Il se refuse néanmoins à davantage de commentaire: «La circonscription ne m'appartient pas. J'ai le mandat du Parti socialiste, c'est à lui de débattre et de proposer, d'être l'interlocuteur du gouvernement», ajoute-t-il.
«C'est l'électeur qui décide»
Les Verts ont également réagi au projet Marleix. Réitérant leur préférence pour un système proportionnel, ils rejettent, par la voie de Jean-Yves Le Turdu, l'idée d'une circonscription urbaine qui «ouvre la voie à la concentration du pouvoir aux mains d'un seul homme, maire de la ville, président de la Comaga et député». Ils prônent une répartition de l'agglomération dans deux circonscriptions, Cognac assurant le pôle urbain d'une troisième.
Pour mémoire, en 1986, François Mitterrand instaure les élections législatives à la proportionnelle par département. La Charente passe de trois à quatre député. Deux ans plus tard, après la première cohabitation et au lendemain de l'élection présidentielle, retour au scrutin uninominal. Entre-temps, Charles Pasqua a pris ses grands ciseaux pour découper la Charente en quatre circonscriptions. Il en taille une sur mesure pour la gauche, la quatrième que détient aujourd'hui Martine Pinville. But de la manœuvre, concentrer les cantons à majorité de gauche dans le même ensemble pour laisser un maximum de chances à la droite dans les trois autres. Ce qui n'empêchera pas au fil des scrutins la victoire de Marie-Line Reynaud (2e), Jérôme Lambert (3e) et Jean-Claude Viollet (1re), tous socialistes. Ce qui fait dire à ce dernier: «De toute façon, c'est l'électeur qui décide.»
20:40 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charente libre, charente, politique, parti socialiste, ump, modem
02 avril 2009
Interview de Ségolène Royal dans la Charente Libre

Elle est au front pour sauver Heuliez à Cerizay. Elle part en Afrique demain. Elle inaugurait une installation photovoltaïque à Ligugé lundi. Elle espère que le G20 cassera les paradis fiscaux. Elle promet de venir à Saint-Amant-de-Boixe après avoir annulé sa venue vendredi dernier. Ségolène Royal a un agenda chargé, celui de présidente en exercice de la Région et d'ancienne candidate à la présidentielle. Toujours très présente dans les médias nationaux, elle se rend à nouveau disponible, à un an des élections régionales, pour la presse de Poitou-Charentes. Entouré de Jean-Luc Fulachier, son directeur général, et de Jean-François Macaire, vice-président en charge de l'économie, elle refuse le mot bilan pour commenter son action. «Trop tôt.»
Martine Aubry passe à «Vivement dimanche» et s'y coiffe d'un chapeau de brousse! Vous l'avez conseillée en «peopolisation»?
Ségolène Royal. Bien sûr que non! Je veux bien répondre mais sur le principe, en déconnexion totale sur le cas de telle ou telle personne. Donc, cela montre que les esprits critiques doivent réfléchir avant de s'exprimer. Vous savez, la peopolisation on ne la souhaite pas. C'est une conséquence de la loi du marché dans les médias. La forme de communication change. Je pense qu'il faut simplement être soi-même en toutes circonstances. Les gens devinent l'authentique. Il faut leur faire confiance.
Le printemps de l'égalité célébré au Zénith à la mi-mars par la direction du PS a été un bide. Ce qui n'a pas dû vous faire pleurer?
S. R. Au lendemain de la fête de la fraternité que j'avais organisée en septembre au Zénith, et qui m'a valu d'être raillée tant et plus, j'avais dit que tout le monde le ferait. Nous y sommes. Des chansons dans un meeting politique, ce n'est pas nouveau. Tous les grands combats sociaux ont été célébrés par des chants. Enfin quoi, n'avons-nous pas besoin de partager de la ferveur?
Sincèrement, pensez-vous que le Parti socialiste a encore un avenir, du moins si son avenir est de rassembler la gauche française?
S. R. C'est à lui de le prouver. Il n'est pas en bon état. J'ai la conviction que des primaires ouvertes qui désigneraient le candidat unique de la gauche à la présidentielle régleraient pas mal de problèmes. Et selon le sondage de Libé [Libération d'avant-hier, NDLR], c'est un souhait des Français. Nous avons besoin d'un parti fort, qui donne envie. J'avoue que j'ai des doutes sur sa capacité quand je constate qu'une personnalité intelligente comme Jean-Pierre Mignard, le président de Désirs d'avenir, a été refoulée des instances du PS.
Désirs d'avenir, que vous avez réuni samedi dernier, c'est quoi? Un club de fans, un substitut au vieux Parti socialiste?
S. R. Rien de tout ça. C'est un lieu fraternel où il n'y a pas d'enjeu de désignation de pouvoir. C'est un lieu de réflexion, d'échanges, de mutualisation de services entre adhérents. C'est la France dans sa réalité, avec des vieux, des jeunes, des salariés, des chômeurs, des cadres, des ruraux, des urbains...
C'est une précieuse machine dans la perspective de 2012?
S. R. Je ne suis pas obsédée par la présidentielle. Il se trouve que je suis entendue, que les gens croient ce que je dis, que je fais exploser l'audimat quand je suis à la matinale d'Inter ou d'Europe 1, que c'est quasi l'émeute quand je dédicace au Salon du livre. Je suis une personnalité politique incontournable actuellement, c'est comme ça. J'ai un impact médiatique fort. J'ai donc une responsabilité, l'obligation de travailler et je revendique une grosse masse de travail. Désirs d'avenir est en ce sens un creuset formidable. Quand j'y invite Régis Debray pour commenter son dernier livre, «Moment fraternité», peut-on m'accorder le souci de la réflexion en profondeur?
Propos recueillis par Ivan DRAPEAU et Frédéric BERG
10:12 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, segolene, royal, aubry, desirs d'avenir
04 mars 2009
On en veut à ma région !
Les conclusions de la commission Balladur sur la réforme des institutions ne seront connues officiellement que demain mais déjà ses conclusions provoquent des débats sur le net et dans les chaumières ! Quelques propositions sont déjà connues et provoquent quelques grincements de dents : suppression des cantons, élections de conseillers territoriaux dès 2014, réduction du nombre de régions en métropole, création de 11 grandes métropoles...

Ce qui m'intéresse le plus, c'est la question des régions. Actuellement au nombre de 22 (métropole ), on passerait à 15. La seule plausible à court terme est le regroupement volontaire des deux Normandies qui devraient fusionner. Beaucoup de propositions ont été faites... en voici quelques-unes :
- Une France des 15 régions (projet Balladur) : rattachement de Loire-Atlantique à la Bretagne ; fusion de Poitou-Charentes avec Aquitaine et rattachement de la Vendée ; fusion des Pays de Loire avec le Centre (= Val de Loire) ; fusion du Limousin et de l'Auvergne ; fusion de l'Alsace avec la Lorraine ; fusion des deux Normandies ; fusion de Bourgogne et Franche-Comté ; disparition de la Picardie et rattachement de chaque département à la région limitrophe...

- Une France des 11 régions : chaque région s'organiserait autour d'une métropole. PARIS (Ile de France) ; Lille (Nord Pas de Calais + Picardie) ; METZ / NANCY (Champagne Ardennes + Lorraine + Alsace) ; TOURS (les deux Normandies + Centre) ; RENNES (Bretagne + Pays de Loire) ; BORDEAUX (Poitou Charentes + Aquitaine) ; CLERMOND FERRAND (Limousin + Auvergne) ; LYON (Rhone Alpes) ; MARSEILLE (PACA + Corse) ; BESANCON (Franche Comté + Bourgogne) ; NIMES (Midi Pyrénées + Languedoc Roussillon).

Personnellement, je ne comprend pas le choix de Nîmes à la place de Toulouse, Besançon à la place de Dijon, Rennes à la place de Nantes...
- D'autres exemples de regroupements : les cirsconscriptions administratives ou les régions de gestion des entreprises ne correspondent pas, bien souvent, aux découpages qu'on connait... en voici juste deux exemples, mais il en existe beaucoup d'autres !

Service client CBS

Mais la question centrale, pour moi, reste notre avenir, à nous Charentais ! Démantellement du Poitou-Charentes ? Fusion avec l'Aquitaine ? Fusion avec le Limousin ? La toile s'active et chacun y va de son article ! Maxime nous propose par exemple un hypothèse : "une fusion avec certains départements du Poitou-Charentes. Là je dis pourquoi pas! Les intérêts du Limousin se trouvent aujourd'hui à l'ouest, vers ces départements (80% des échanges se font vers l'ouest). Nous avons plus de liens avec cette région. Limoges serait la capitale de ce grand rassemblement (Haute-Vienne, Creuse, Corrèze + Vienne, Charente, Deux-Sèvres) qui permettrait au Limousin de sortir encore plus de son désenclavement".

J'ai planché sur le sujet et voici quel avenir je vois pour notre beau département... Je ne m'attarderai que sur le sort du département tel qu'il existe aujourd'hui. Je pourrai revenir une autre fois sur la fusion des deux départements charentais !
- En tant que charentais, je n'ai aucune envie d'avoir Limoges comme capitale régionale ! C'est dit ! Pas plus que Limoges, Poitiers n'a rien d'une capitale régionale rayonnant sur l'ensemble du territoire ou impulsant une dynamique économique. Historiquement, économiquement, nous sommes bien plus proches de l'Aquitaine, Bordeaux ne sera plus qu'à 35 minutes en 2016 ! S'il faut choisir une capitale régionale, c'est Bordeaux sans hésiter !
- En tant que géographe, la pertinence de la région Poitou Charentes n'a pas de pertinence. Il faudrait rapprocher les deux charentes de l'Aquitaine et le 86 et 79 aux pays de la Loire. Autre possibiltié, le "centre-ouest" pourrait s'organiser autour de la Vienne, la Charente, les Deux-Sèvres, la Charente-maritime, La Vendée et la Haute vienne.

- En tant que socialiste, je m'oppose à toute destruction du Poitou Charentes qui obéit à une logique avant tout politique. En effet, fondre le Poitou Charentes, cela signifie "destituer" Ségolène Royal et lui retirer une partie de sa légitimité. Regardez simplement d'où vient cette proposition...

En conclusion, il faut agir au cas par cas, territoire par territoire, peser le pour et le contre, mais il faut aussi que l'Etat avance des financements, contrairement à ce qu'il fait avec la Taxe Professionnelle. Il faut cette réforme, mais il faut avant tout de la concertation !
12:26 Publié dans Actualités, Angoulême, Charente | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, region, balladur
24 octobre 2008
Pas d'échappé sur la route de Reims

Il ne s'agit pas d'un sondage mais du résultat des intentions de vote de 52 socialistes qui comptent en Charente, les 34 principaux élus encartés et 18 militants en vue. Ce jeu de 52 cartes offre une première donne qu'il sera intéressant de comparer avec le vote de l'ensemble des militants le jeudi 6 novembre. Ils sont 982 recensés. Seuls ceux à jour de leur cotisation pourront voter, soit, espère la fédération charentaise, entre 600 et 700. Seront-ils en phase ou non avec leurs élus et leurs principaux cadres? La réponse sera édifiante.
Michel Boutant entre deux feux
Le premier d'entre eux, Michel Boutant, sénateur et président du conseil général, ne propose pas une ligne claire. Il est embarrassé et ne fera pas de prosélytisme. Il est coincé entre ses convictions strauss-kahniennes - mais Strauss-Kahn est ailleurs et ses partisans sont divisés - et les contraintes des proximités régionales. «Je penche pour Martine Aubry chez qui je retrouve l'essentiel de ce que j'attends», tranche-t-il, in fine. Pourtant son nom apparaît parmi les signataires de la motion Royal sur le site internet de l'ancienne candidate à la présidentielle. «On l'y a mis», s'excuse-t-il. Mais il n'a pas demandé à ce qu'on l'enlève.
Le PS est ainsi, une grande famille dans laquelle chacun, pour argumenter son vote, utilise plus souvent les mots «amitié, fidélité, affinité personnelle» que «conviction ou ligne politique». Sauf les plus à gauche qui votent Benoît Hamon. «C'est comme dans une négociation. Il faut pousser le curseur le plus loin possible, le plus à gauche, pour qu'il ne revienne pas trop au centre», résume Claude Burlier, maire et conseiller général de Chasseneuil, qui choisit Hamon. Comme Jacques Mikulovic, secrétaire de la section de Barbezieux: «C'est le bon compromis entre l'idéalisme et le pragmatisme.»
Parfois par enthousiasme souvent par défaut
La ligne Hamon peut compter sur des militants intransigeants sur l'ancrage à gauche, tels Alain Morange, Jean-Michel Nivet ou Pouria Amirshahi. Ce dernier, président de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) dans les années quatre-vingt-dix, a débarqué en Charente voici quelques années. Il a de la surface et de l'exigence. «Il faut que le PS soit dans la réalité de son territoire.» En clair, pas un parti d'élus mais le parti des gens.
«Pour les idées, ce serait Benoît Hamon, soupire le député Jérôme Lambert, mais Bertrand est un vieil ami.» Il votera donc Delanoë. Comme Jean-Pierre Denieul et de nombreux élus voteront Ségolène Royal «par fidélité au combat engagé lors des régionales puis de la présidentielle».
Il y a parfois de l'enthousiasme. «Martine Aubry a la compétence et la capacité à prendre les rênes», insiste Didie Jilali, secrétaire de la section d'Angoulême. «J'aime la manière dont a été préparée la motion de Ségolène Royal et sa façon de faire de la politique», s'emballe le maire de La Couronne Jean-François Dauré.
Ivan DRAPEAU
12:55 Publié dans Actualités, Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, aubry, royal, delanoe, fabius, charente
23 septembre 2008
Election sénatoriale en Charente : résultats
Comme vous le savez, ce dimanche avait lieu les élections sénatoriales qui renouvelaient le tiers de la haute assemblée. Voici donc les résultats pour notre département : Les grands électeurs ont parlé. Après les désistement de TOUS les candidats de gauche, c'est toute la Gauche unie qui a porté Nicole et Michel à la victoire. Je tiens à féliciter l'humilité et le courage de tous ces candidats.
Dès le premier tour, la Gauche comptabilisait 1096 voix contre 950 à la Droite. Si plus d'une centaine de voix séparaient les deux camps, nous pouvions estimer que chacun aurait un élu. Philippe Arnaud ne gagne que 73 voix et Henri de Richemont 58, ce qui est loin des 209 voix de Jean-Michel Bolvin (78 voix d'écart), seules réserves de la droite. Michel Boutant gagne 125 voix par rapport au premier tour et Nicole Bonnefoy améliore son score de 136 voix. Ils font le plein des voix des Verts (60 voix), du PC (105 voix) et de Jean Reverault (53 voix), mais aussi bien au-delà (43 voix d'écart).
A droite, la division a fait perdre le seul siège qu'ils pouvaient conserver. La machine à perdre continue de fonctionner depuis 2004... espérons qu'aujourd'hui, maintenant que nous avons tous les leviers du pouvoir, nous ne tomberons pas dans le même piège...
Résultats élections sénatoriales 1er tour :
- Jean Michel BOLVIN (UMP) : 209 voix - 19,39%
- Philippe ARNAUD (Modem) :284 voix - 26,35%
- Henri de RICHEMONT (UMP) : 439 voix - 40,72 %
- Nicole BONNEFOY (PS) : 407 voix – 37,76%
- Rémy MERLE (PC) : 57 voix – 5,29%
- Annette FEUILLADE MASSON (PC) : 48 voix - 4,45%
- Michel BOUTANT (PS) : 471 voix – 43,69%
- Marie Christine CARDOSO (FN) : 1 voix – 0,09%
- Patrick FONTANAUD (Verts) : 39 voix - 3,62%
- Françoise GARANDEAU (Verts) : 21 voix – 1,95 %
- Michel FOUGÈRE (CNI) : 17 voix – 1,58%
- Jean REVEREAULT (SE) : 53 voix – 4,92 %
- Philippe ARNAUD (Modem) : 357 voix – 33,36%
- Henri de RICHEMONT (UMP) : 497 voix - 46,45 %
- Nicole BONNEFOY (PS) : 543 voix – 50,75% Élue
- Michel BOUTANT (PS) : 596 voix – 55,70% Élu
- Michel FOUGÈRE (CNI) : 19 voix – 1,78%
09:09 Publié dans Charente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sénat
02 juillet 2008
Charentais célèbres [2] : François 1er
Deuxième volet des charentais célèbres. Nous continuons par un roi de France… François Ier.
François Ier (1494 - 1547), dit le père et restaurateur des Lettres, le roi chevalier, le roi guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez, est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne.

François Ier est né le 12 septembre 1494 à Cognac (Charente). Son prénom lui vient de son parrain, François de la Rochefoucauld. Son père Charles d’Angoulême, que François n’a pas connu, était le cousin germain du roi Louis XII et le petit-fils de la duchesse de Milan Valentine Visconti.
Sa jeunesse et son éducation :
Faute d’héritier, Louis XII avait fait venir à la cour d'Amboise le petit François, accompagné de sa mère Louise de Savoie et de sa sœur aînée Marguerite. C’est dans ce château et sur les bords de la Loire que François grandit. Louise de Savoie, veuve à dix-neuf ans en 1495 alors que François n’a que 2 ans, élève seule ses deux enfants.
Quand François accède au trône en 1515, il a 20 ans et la réputation d’être un humaniste. Son entrée dans Paris le 15 février 1515, donne le ton de son règne. Vêtu d’un costume en toile d’argent et incrusté de joyaux, il fait cabrer son cheval et jette des pièces de monnaie à la foule.
Le contact entre les cultures italienne et française pendant la longue période des campagnes d’Italie introduit de nouvelles idées en France au moment où François reçoit son éducation. Nombre de ses précepteurs, notamment François Desmoulins, son professeur de latin, l’italien Gian Francesco Conti, et Christophe Longueuil inculquent au jeune François un enseignement très inspiré de la pensée italienne.
Sa sœur aînée, Marguerite, mariée au roi de Navarre, est également une fervente admiratrice des lettres et protège de nombreux écrivains comme Rabelais et Bonaventure Des Périers. Elle figure aussi dans la liste des lettrés de la cour, étant l’auteur de nombreux poèmes et essais tels La Navire, et Les Prisons. Elle publie également un volumineux recueil intitulé Les Marguerites de La Marguerite des princesses qui reprend l’ensemble de ses écrits. Mais son œuvre maîtresse reste l’Heptaméron, un recueil de contes inachevés publiés après sa mort.Fait historique, François Ier signe l’ordonnance royale qui fait du français la langue officielle exclusive de l’administration et du droit en lieu et place du latin. Le même document impose aux prêtres d’enregistrer les naissances et de tenir à jour un registre des baptêmes. C’est le début officiel de l’État civil en France.

Son règne et son œuvre :
François Ier est un bâtisseur acharné et dépense sans compter dans la construction de nouveaux bâtiments. Il poursuit le travail de ses prédécesseurs au château d’Amboise, mais surtout au château de Blois. Au début de son règne, il entame la construction du château de Chambord, sur un domaine de chasse acquis par Louis XII. Il est fortement influencé par la renaissance italienne : Léonard de Vinci participe vraisemblablement à ses plans, ainsi que l’architecte italien Boccador, à qui on doit le donjon de ce château. Parmi ses nombreuses constructions, François Ier tente de reconstruire le Louvre, faisant détruire la tour médiévale de la sombre forteresse de Philippe Auguste et demande la construction d’un nouvel Hôtel de Ville pour Paris. Mais le plus grand des projets de François Ier est la reconstruction quasiment complète du château de Fontainebleau, qui devient rapidement son lieu de résidence favori. Les travaux s’étendent sur une quinzaine d’années pour constituer ce que François Ier veut être l’écrin de ses trésors italiens.
La politique extérieure de la France sous François Ier est tout entière dominée par la rivalité avec la maison de Habsbourg, en la personne de Charles Quint, héritier de l’empereur Maximilien Ier du Saint Empire, son grand-père, et de l’empire espagnol par sa mère Jeanne la Folle. La majeure partie des acquisitions du domaine royal se limite aux fiefs de la famille de François Ier et de son épouse, réunis à la couronne lors de son sacre, tel le comté d’Angoulême, érigé en duché et offert à Louise de Savoie, qui le redonne à la couronne à sa mort en 1531. En 1523, le domaine du roi s’étend au duché de Bourbonnais, au comté d’Auvergne, de Clermont, de Forez, de Beaujolais, de la Marche, de Mercœur et du Montpensier.

C’est sous le règne de François Ier que naît le premier engouement français pour les Amériques. Ainsi, les navires de l'armateur dieppois Jean Ango reconnaissent les côtes de Terre-Neuve, descendent en Guinée puis au Brésil, et contournent le Cap jusqu’à Sumatra. En 1523, François Ier commence à encourager les explorations en Amérique du Nord. Il prend sous son égide le Florentin Giovanni da Verrazano qui atteint l’Amérique du Nord et la Floride et fonde la Nouvelle-Angoulême (la future Nouvelle-Amsterdam, plus connue sous le nom de New York), en hommage à la famille du roi de France, avant de poursuivre vers le Brésil et les Antilles.
Parti de Saint-Malo le 20 avril 1534, Cartier traverse l’Atlantique en seulement trois semaines. Soutenu par François Ier, il repart le 15 mai 1535 à la tête de trois navires. Il découvre l’embouchure du Saint-Laurent, remonte le fleuve et fonde le poste de Sainte-Croix (future Québec), puis atteint un village sur une colline, Hochelaga, qu’il re-baptise en Mont-Royal (future Montréal). Cette tentative française au Canada est donc un échec, mais la prise de possession de territoires nord-américains remet en cause le monopole colonial espagnol et ouvre des perspectives pour l’avenir, notamment pour Samuel de Champlain au début du XVIIe siècle.
François Ier meurt d’une septicémie le 31 mars 1547 au château de Rambouillet et est enterré le 23 mai au côté de sa première épouse Claude de France à la basilique Saint-Denis. Son deuxième fils Henri II lui succède. La tombe de François Ier fut profanée pendant la Révolution, le 20 octobre 1793, en même temps que celle de sa mère et de sa première épouse.

Citations :
L’image la plus courante de François Ier, visible dans ses nombreux portraits tels celui de Jean Clouet de 1530, présente un visage calme avec un nez proéminent tout en longueur. Un autre portrait de profil réalisé par Titien confirme cette silhouette, avec une petite bouche lançant un sourire malicieux et des yeux en amandes. D'après un soldat gallois, présent au camp du Drap d’Or en 1520, François Ier est grand (1m80) et :
« ...Sa tête est bien proportionnée, malgré une nuque fort épaisse. Il a des cheveux châtains, bien peignés, une barbe de trois mois d’une couleur plus foncée, un nez long, des yeux noisette injectés de sang, le teint laiteux. Ses fesses et cuisses sont musclées, mais, au-dessous des genoux, ses jambes sont maigres et arquées, ses pieds longs et complètement plats. Il a une voix agréable mais il a la manie « peu royale » de rouler ses yeux continuellement vers le ciel... »
Il mesure en réalité entre 1 m 95 et 2mce qui est tout à fait inhabituel pour l’époque.
- « Souvent femme varie. Et bien fol qui s’y fie ».
- « Parce que tel est notre bon plaisir ».
- « Je peux faire un noble, je ne peux faire un grand artiste. »
- « Une cour sans femmes, c’est comme un jardin sans fleurs »
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