21 octobre 2009

Les médias, la véritable opposition ?

La dernière polémique qui secoue la majorité, après Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy, vient de Frédéric Lefebvre qui, invité de Jean Michel Aphatie sur RTL, a lancé une charge contre les journalistes et les médias, en particulier sur leur implication dans ces affaires. "La majorité des journalistes ont voulu faire croire que Frédéric Mitterrand était pédophile. (...) C'est une petite musique entendue dans tous les médias depuis des semaines. (...) Idem pour l'affaire Jean Sarkozy où les médias parlaient de nomination et non pas d'élection."

 

Il ajoute même, "les médias sont en train de remplacer l'opposition qui ne fait pas son travail. Je le pense de façon très sincère. Et chaque matin, les journalistes cherchent le sujet qui pourrait destabiliser le Président. On peut se demander parfois si la presse est vraiment professionnelle à force de courir derrière internet..."

 

Le porte-parole de l'UMP n'a pas tort quand il dit que l'opposition n'est pas audible. Mais n'est-ce pas la faute de certains médias proches du pouvoir qui montent des sujet sur les querelles internes du PS, bien plus vendeurs que la position du PS sur le bouclier fiscal ou l'école. Et c'est là tout le paradoxe. Comment des médias proches du pouvoir pourraient monter des "complots" contre l'Elysée ? (Il suffit de voir pour cela l'interview fleuve du Président Sarkozy dans le Figaro).

 

A moins que les journalistes eux-mêmes aient décidés de prendre ce pouvoir qui les protège... Il se pourrait que les journalistes, intouchables grâce à la liberté de la presse, ciblent leurs sujets, choisissent leurs mots et digèrent du coup l'information à leur façon...

 

Alors, les médias sont-ils aujourd'hui le meilleur moyen de s'opposer au gouvernement en place ? La réponse ne me semble pas si facile que ça...

20 octobre 2009

Assez de la Diversité en politique !!!

Voici un texte de notre camarade de Seine-Maritime, Anisse CHAGRAOUI, sur la diversité en politique. Je soutiens sa position car je considère que tout le monde est égal devant la République et qu'on ne doit pas favoriser quelqu'un parce que sa peau n'a pas le même tein que celui "en vigueur" au niveau national. C'est contraire aux valeurs que nous défendons !

 

 

"Il s’agit avant toute chose de préciser cette notion. Il faut entendre comme diversité, au sens culturel, la constatation de l’existence de différentes cultures, comme la biodiveristé est la constatation de l’existence de la diversité biologique dans la nature. Dans notre société, cette diversité est reconnue par notre Etat. Mais la question qui se pose c’est de savoir si ce concept est conciliable avec l’esprit de notre République parfaitement défini par l’article I de notre Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.»


Il nous paraît judicieux, afin de faciliter notre réflexion, de prendre des exemples concrets pour répondre à cette question. Ainsi, le monde de l’entreprise et la sphère politique nous semblent pertinents en l’espèce. Partons du principe républicain édicté par l’article I de notre Constitution : ( La République) «Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.» Tout serait plus simple si les faits étaient corrélés par les actes. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bon nombre d’études, de faits de société, montrent que dans le monde de l’entreprise et dans le monde politique, beaucoup de nos concitoyens font l’objet de «rejet» plus ou moins implicite à l’égard de leur origine (sociale, culturelle...)



Face à ces anomalies grandissantes et persistantes véritables maux de notre société, et à la difficulté de l’Etat de mettre en place des instruments de mesures ( ce qui serait d’ailleurs antinomique avec nos valeurs républicaines), on a trouvé comme solution la Diversité. En effet, aujourd’hui faire la promotion de la diversité semble être l’issue. On le voit bien avec les exemples précités, le monde de l’entreprise qui s'appuie sur la fameuse «charte de la diversité» : «Depuis son lancement en octobre 2004, la charte de la diversité incite les entreprises à garantir la promotion et le respect de la diversité dans leurs effectifs» et le monde politique qui s'appuie sur la promotion de la diversité dans son fonctionnement.

Prenons l’exemple de notre parti. Dans sa consultation militante du 1er octobre, deux questions peuvent attirer notre attention en la matière :



LA PARITÉ, LES DIVERSITÉS, LES OUTREMERS ET LE RENOUVELLEMENT GÉNÉRATIONNEL


« Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »
POUR : 71,31 %
CONTRE : 19,10 %
ABST : 9,59 %



•3-2 : Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les élections législatives de 2012 ?
POUR : 71,99 %
CONTRE : 18,57 %
ABST : 9,44 %



•3-3 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure
représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ?
POUR : 61,01 %
CONTRE : 26,48 %
ABST : 12,51 %



Il y a donc une réelle volonté,de la part nos instances dirigeantes, de prendre en considération cette thématique et c’est d'ailleurs une bonne chose. Mais, les apparences, bien souvent, sont trompeuses. Tout le monde est conscient qu’il faut plus de représentativité, ici où là, mais personne n’ose franchir le rubicond, à raison d’ailleurs. Car ce serait entrer dans des considérations d’ordre subjectives. En effet, sur quels critères choisirait-t-on quelqu’un pour promouvoir cette diversité ? La réponse est bien évidemment dans la question : le critère de l’origine ethnique ou culturelle est a fortiori subjectif. Or la France a toujours eu une conception objective de la Nation, contrairement à l’Allemagne, par exemple, qui a eu une conception subjective de la Nation. C’est donc la question de la mesure (au sens comptable) qui pose problème.



S’agissant de la parité (qui elle aussi peut être considérée comme une forme de diversité) la question est vite réglée, c’est du 50-50. Et d’ailleurs la question posée aux militants est claire : «Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité TOTALE ?» C’est le mot «totale» qui est pertinent dans cette question. Le problème de la parité, véritable tare de notre société politique, doit se régler de cette façon.





Maintenant qu’en est-il de la diversité. Comment est-elle appréhendée par notre parti ? :

« Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française,et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales» : Question beaucoup plus lourde sur le plan de la syntaxe, moins claire et plus difficile à cerner.



Essayons tout de même de l’analyser :


«-Donner des objectifs» : Lorsqu’on fixe des objectifs, on doit disposer d’instruments de mesures pour évaluer l’efficacité de la décision prise, comme dans une entreprise d’ailleurs. Comment, donc va-t-on évaluer ces objectifs ? Cette pratique est-elle compatible avec l’article I de notre Constitution ?


«-Meilleure représentation des diversités de la société française» : Une meilleure représentation sous entend, là aussi, une appréciation comptable. De plus, «les diversités de la société française», sont-elles définies par notre parti, à quoi correspondent-elles exactement ?


«-Réservant, si nécessaire, des circonscriptions électorales» : Sur quels critères va-t-on choisir, les personnes qui se verraient réserver une circonscription ?

Cette analyse montre bien qu’il y a une réelle difficulté s'agissant de la résolution de cette problématique. Mais, les solutions qui semblent être apportées, qui sont par ailleurs des questions posées à des militants, n'y répondent en rien. Au contraire elles ne font que l'exacerber. Réserver un territoire ou une circonscription sur des critères peu clairs, peu évidents, semble être injuste vis à vis de celles et ceux qui s’estiment légitimes pour se présenter à un scrutin.


De la même façon si l’on désigne une personne en fonction de son origine ethnique dans une circonscription, par exemple, celui ou celle qui voudra se présenter dans une autre circonscription, qui aurait la légitimité pour être candidat et qui serait «d’une origine similaire» que le premier candidat, pourra-t-il le faire, légitimement, sans qu’on lui oppose le fait «Qu’il y aurait déjà quelqu’un pour le représenter dans une autre circonscription que la sienne».


Anisse CHAGRAOUI

14 octobre 2009

Le suicide est-il une mode ?

 

Plus d'un siècle après l'oeuvre de Turkheim sur le suicide, la question revient dans l'actualité à cause de la « vague » de suicides chez France Telecom. Dans cet ouvrage, il défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière. La statistique montre en effet que le suicide est un phénomène social « normal » - car régulier - que l'on retrouve dans la plupart des sociétés. Pour information, il propose quatre types de suicide :

 

- Le suicide égoïste : l'individu n'est pas suffisamment rattaché aux autres (cf. le suicide de célibataires).

- Le suicide altruiste : les individus ne s'appartiennent plus et peuvent en venir à se tuer par devoir (suicides dans l'armée, dans des sectes).

- Le suicide anomique : les individus sont moins tenus, leurs conduites sont moins réglées, leurs désirs ne sont plus limités ou cadrés. Ils peuvent éprouver le "mal de l'infini" où tout semble possible alors qu'en fait tout ne l'est pas.

- Le suicide fataliste : la vie sociale est extrêmement réglée, les marges de manœuvre individuelles sont réduites. Le contrôle social, les normes sont trop importantes (cf. le rituel hara-kiri au japon).

 

Les sondages successifs montrent que les salariés considèrent que le travail est plus dur actuellement qu'il y a 50 ans. Or, peut-on comparer le travail de la mine avec les industries motorisées actuelles ? Le secrétariat à la main ou à la machine à écrire avec l'assistance de direction informatisée ? J'en doute...

 

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Il faut replacer dans le contexte. A l'époque, le moindre écart pouvait valoir un renvoi, mais il y avait le plein emploi avec la possibilité de retrouver un boulot, notamment manuel, très facilement. Aujourd'hui, il existe une protection sociale et salariale et il semble que les salariés (notamment du public) soient « protégés ». Or, la situation n'est pas aussi claire.

 

Aujourd'hui, ce sont les cols blancs qui se suicident le plus. Les ouvriers semblent plus épargnés par le suicide car il persiste encore une solidarité de « classe » qui leur apporte un soutien moral devant l'adversité. Les cadres intermédiaires sont souvent mis en porte-à-faux par des patrons de plus en plus absents du terrain qui gèrent leur entreprise depuis leur bureau, à partir de statistiques. Nous ne sommes plus dans les entreprises familiales comme l'a longtemps été Renault avec une approche paternaliste, de fait protectrice.

 

Lancer un questionnaire dans les services ne résoudra pas les problèmes. Il faut réfléchir à une autre échelle en remettant du lien social dans le monde du travail (je ne fais pas de distinction entre le public et le privé), c'est l'étape essentielle d'une restauration de la confiance entre les dirigeants et les employés.

05 octobre 2009

Pass’Culture Découverte

 

Afin de promouvoir et de favoriser l’accès à la culture pour tous, la Ville d’Angoulême et le Centre Information Jeunesse mettent en place, à partir du 1er octobre, le « Pass’Culture Découverte ».

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Comment ? Chéquier gratuit, nominatif et personnel composé de coupons détachables. Il offre des réductions sur les tarifs des principaux établissements culturels et festivals de la ville. La prise en charge de la ville permettra ainsi de bénéficier de réductions allant de 3 à 7 € au Théâtre/Scène Nationale, à la Nef, à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image, au CGR, à la Garden Nef Party, au Festival International de Bande Dessinée, au festival Musiques Métisses et au festival du Film Francophone d’Angoulême.

 

Pour qui ? Le Pass’Culture Découverte s’adresse aux Angoumoisins :
- de 14 à 25 ans,
- de plus de 65 ans non imposables au titre de l’impôt sur le revenu,
- aux personnes bénéficiant du RSA.


Informations :
Centre Information Jeunesse - Espace Franquin
05 45 37 07 30
cijangouleme@info-jeunesse16.com

 

Voir en ligne : www.pass-culture-angouleme.fr

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