31 août 2008
FFA : le Jury

Jean-Michel Ribes
Auteur dramatique, metteur en scène et cinéaste, Jean-Michel Ribes revendique la fantaisie subversive et l'imaginaire, poursuivant un parcours créatif libre, à la frontière des genres.
Il a notamment écrit et réalisé :
- pour le théâtre, une vingtaine de pièces, dont Les Fraises musclées (1970), Tout contre un petit bois (1976), Théâtre sans animaux (2001, Molières de la meilleur pièce comique et du meilleur auteur)) et Musée Haut, Musée Bas (2004, sept nominations aux Molières, Molière de la révélation théâtrale pour Micha Lescot),
- pour la télévision, de nombreux téléfilms et les deux séries cultes Merci Bernard (1982 à 1984) et Palace (1988 à aujourd’hui),
- pour le cinéma, Rien ne va plus (1978), La Galette du Roi (1986) et Chacun pour toi (1993).
A la demande d'Alain Resnais, il adapte la pièce d'Alan Ayckbourn, Privat fears in public places, qui devient le film Coeurs, sélectionné au festival de Venise 2006. En 2007, il adapte Musée Haut, Musée Bas (sortie en 2008).
Il a reçu le Grand Prix de l'Humour Noir en 1995, le Molière du meilleur auteur francophone, le Prix Plaisir du Théâtre en 2001 et le Grand Prix du Théâtre de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre.
Il dirige le Théâtre du Rond-Point depuis 2002, où il défend l'écriture dramatique d'aujourd'hui.
En 2006, il publie Je n'aime pas la campagne sauf dans le TGV, elle va plus vite, un recueil de phrases élaboré en collaboration avec le dessinateur Stéphane Trapier (Éditions Xavier Barral). En novembre 2007, il publie Le Rire de résistance, un catalogue-manifeste de 320 pages d'insolence, de drôlerie et de liberté, pour saluer tous ceux qui, de Diogène à Charlie Hebdo, ont résisté à tous les pouvoirs par le rire.

Fatou N'Diaye
Fatou N'Diaye est une actrice sénégalaise. En 1988, elle émigre avec sa mère qui s'installe à Paris. En 1997, elle est repérée par Oliviero Toscani, le photographe des publicités pour la marque Benetton qui la pousse à devenir mannequin.
Filmographie :
- 2001 : Fatou la Malienne, un téléfilm de Daniel Vigne pour France 2, avec Élodie Navarre, sur le thème du mariage forcé.
- 2002 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, un film de Alain Chabat.
- 2003 : Fatou l'espoir.
- 2006 : Un dimanche à Kigali, un film de Robert Favreau, sur le thème du génocide rwandais.
- 2006 : The Front Line, un film de David Gleeson.
- 2007 : Tropiques amers, sur le thème de l'esclavage.

Jean-François Kahn
Licencié en histoire, Jean-François Kahn s'achemine rapidement vers le journalisme après avoir travaillé dans un centre de tri postal et comme manoeuvre dans une imprimerie.
Témoin précieux de la guerre d'Algérie, relais des médias parisiens, il devient correspondant pour Paris Presse, éditorialiste à Europe 1 et envoyé spécial permanent pour Le Monde en Afrique du Nord.
Ancien directeur de L' Evénement du Jeudi, il est aujourd'hui directeur-fondateur de l'hebdomadaire Marianne.
Essayiste de talent, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont 'Esquisse d'une philosophie du mensonge', 'Tout change parce que rien ne change', 'De la révolution', 'Les Rebelles: celles et ceux qui ont dit non' et 'Moi, l'autre et le loup'.
Doté d'un sens affûté de la répartie et d'un penchant affirmé pour la polémique, Jean-François Kahn s'en prend parfois vigoureusement à l'ordre établi et à la 'pensée unique'.

Frédéric Fonteyne
Frédéric Fonteyne est un réalisateur belge né en 1968. Après des études de réalisation cinéma à l’IAD (Louvain-La-Neuve), il réalise quatre courts-métrages, tous primés dans de nombreux festivals. Il réalise son premier long-métrage « Max et Bobo » en 1997.
« Une liaison pornographique », son deuxième long-métrage, en compétition à la Mostra de Venise en 1999 a valu à Nathalie Baye la Coupe Volpi (meilleure interprétation féminine).
En 2003 il réalise « La femme de Gilles », avec Emmanuelle Devos, Clovis Cornillac et Laura Smet. Le film a reçu le prix Art et Essai au festival de Venise en 2003.
Il est également chargé de cours en réalisation à l’IAD et dirige un laboratoire d’acteurs sur le jeu au cinéma à l’INSAS.

Nadine Labaki
Nadine Labaki est une actrice, réalisatrice et scénariste libanaise. Nadine Labaki passe son baccalauréat à Beyrouth en 1993. Diplômée en études audiovisuelles à l’université francophone de Saint-Joseph de Beyrouth (IESAV), elle réalise son film d’école, 11 rue Pasteur, en 1997, qui obtient Le Prix du meilleur court métrage à la Biennale du cinéma arabe à l’Institut du monde arabe (Paris) en 1998.
Nadine Labaki a aussi participé au concours télévisé Studio el Fan au début des années 90 dans la catégorie réalisation.
Elle tourne ensuite des publicités et de nombreux clips musicaux pour de célèbres chanteuses du Moyen-Orient comme Nancy Ajram ou Carole Samaha, pour lesquels elle obtient des prix en 2002 et 2003.
Elle a joué dans le film Al Bosta (L'autobus).
En août 2007, elle sort son premier film en tant que réalisatrice, Caramel, présenté à la sélection de la Quizaine des réalisateurs du Festival de Cannes la même année.

Amina
« Je ne suis ni une chanteuse française, ni une chanteuse arabe. J'aime bien les collages. Aller de tribu en tribu... Ca ressemble à ma vie. Je fais les choses comme je les sens »...
La musique d'Amina ressemble à sa carrière, contrastée, colorée, faite de rencontres, de voyages, de métissages...
Née à Carthage, en Tunisie, dans une famille où la musique est omniprésente (sa grand-mère joue du luth, sa mère lui apprend le chant arabe), Amina débarque en France à douze ans, après un détour par l'Algérie. Et déjà, les dés sont jetés : Amina sera musicienne, un point c'est tout. Reste à convaincre les fées... Etudes de danse et de chant, rencontre inopinée avec Wasis Diop (sur lequel elle avait craqué, encore jeunette, lors du festival de Tabarka où il jouait avec le West African Cosmos), premiers concerts dans des clubs ou des bars...
Amina enregistre en 1986, un rap en arabe, sur un morceau de Grand Master Flash, avant de vite devenir la choriste attitrée de tout ce que la musique africaine compte de célébrités. A partir de cette époque, Amina va partager sa vie entre deux passions : le cinéma (elle fait des débuts remarqués grâce à Bertolucci et son Thé au Sahara), et la musique où les choses sérieuses ne font que commencer. Après un premier album en 1989 (Yalil, réalisé par Martin Meissonier) et un tube européen en 1991 ("Le dernier qui a parlé", sélectionné pour l'Eurovision !), Amina s'envole, multipliant lesexpériences, et brassant les cultures au gré de ses rencontres...
Second album (Wa di ye) en 1992, et tournée européenne sur la lancée, duos avec Lenny Kravitz ou Nusrath Fateh Ali Khan, apparitions au cinéma (La nuit sacrée), détours jazz (avec Hank Jones)... Amina réussit dans la vie qu'elle s'était tracée. Et la vie la rattrape à travers le regard d'une petite fille qui lui ressemble trait pour trait. Sans renoncer à ses passions, Amina découvre alors qu'être mère est aussi un métier... 1999, Amina revient avec un nouveau disque, plus métissé que jamais. Entre temps, elle a écouté Billie Holiday (sublime reprise de "My Man") et beaucoup de drum'n bass, de trip-hop et de jungle, travaille avec le groupe Renegade Soundwave, Mark Sanders (Tricky, Neneh Cherry), Joseph Racaille, le chanteur Christophe (le temps d'un étonnant duo sur "Les mots bleus") ou le grand groupe marocain Nass El Ghiwane.
Son troisième album, véritable pont jeté entre les cultures, concentre toutes ces influences ! Ni complètement électronique ni franchement arabe. A son image : celle d'une jeune chanteuse qui compose sa carrière et sa vie comme un grand collage coloré.

Lucie Laurier
Actrice canadienne, Lucie Laurier est née à Greenfield Park (Québec). En 1990, elle obtient un "Prix spécial du Jury" au Festival de Namur pour le film "Love-moi", dans lequel elle est dirigée par Marcel Simard.
Elle reçoit le prix « Luce Guilbeaut » de l'actrice la plus prometteuse aux Rendez-vous du cinéma québécois 1997 pour son rôle de Winnie dans "J'aime, J'aime pas".
En 1997, elle reçoit une nomination aux Prix Génie dans la catégorie Meilleure Interprétation Féminine dans un rôle de soutien pour le personnage de Sarah dans le film "Anne Trister" de Léa Pool.
Nomination Jutra 2007 : Meilleure actrice dans un rôle de soutien pour son rôle dans "Bon cop, Bad cop".
Elle a aussi été nominée pour la Meilleure actrice dans un rôle de soutien : Genie Awards pour son rôle de Sarah dans "Anne Trister".

Micheline Presle
08:39 Écrit par Anthony dans Angoulême | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cinema, festival film francophone, angouleme |
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