19 novembre 2009
La coupe de l'identité nationale !
Je n'ai pas l'habitude de parler de sport ici, et pourtant, aujourd'hui, je le fais... Depuis hier soir, les passions se déchainent sur le net et dans tous les médias à propos de la victoire "volée" de l'équipe de France qui a entrainé sa qualification pour la Coupe du monde de football.
1. Il faut arrêter la flagellation permanente ! Quel est le résultat ? Nous avons fait match nul et gagné de fait notre billet pour l'Afrique du Sud. La pression était énorme sur les joueurs et gagner était inespéré... alors pourquoi se plaindre ? Je crée une passerelle avec le débat qui nous anime en ce moment, celui de l'identité nationale. Souvenons-nous l'élan de solidarité et de fierté en 1998 qui avait déferlé dans toute la France. Le sport, et le football en particulier, est un facteur d'intégration nationale exceptionnel. Les espoirs semblent minces de faire un bon parcours en 2010, ne gâchons pas notre plaisir !
2. Cependant, sur les faits eux-mêmes, je ne cautionne en aucun cas ce qui s'est passé. C'est donc l'occasion de reposer le problème de l'objectivité de l'arbitrage et des règles dans le sport. J'ajouterais aussi la question du respect. L'arbitre, symbole de l'autorité, est bousculé et je trouve que cela est inacceptable. S'il existe un arbitre, c'est pour trancher les incidents de ce genre. Hier soir, il y a avait un aribtre de terrain, il a fait son choix, nous devons le respecter, que cela nous avantage ou pas ! Le respect est aussi un ferment de l'identité nationale, ne l'oublions pas... Vivre en France, c'est connaître ses valeurs, les défendre et les respecter.
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21 octobre 2009
Les médias, la véritable opposition ?
La dernière polémique qui secoue la majorité, après Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy, vient de Frédéric Lefebvre qui, invité de Jean Michel Aphatie sur RTL, a lancé une charge contre les journalistes et les médias, en particulier sur leur implication dans ces affaires. "La majorité des journalistes ont voulu faire croire que Frédéric Mitterrand était pédophile. (...) C'est une petite musique entendue dans tous les médias depuis des semaines. (...) Idem pour l'affaire Jean Sarkozy où les médias parlaient de nomination et non pas d'élection."
Il ajoute même, "les médias sont en train de remplacer l'opposition qui ne fait pas son travail. Je le pense de façon très sincère. Et chaque matin, les journalistes cherchent le sujet qui pourrait destabiliser le Président. On peut se demander parfois si la presse est vraiment professionnelle à force de courir derrière internet..."
Le porte-parole de l'UMP n'a pas tort quand il dit que l'opposition n'est pas audible. Mais n'est-ce pas la faute de certains médias proches du pouvoir qui montent des sujet sur les querelles internes du PS, bien plus vendeurs que la position du PS sur le bouclier fiscal ou l'école. Et c'est là tout le paradoxe. Comment des médias proches du pouvoir pourraient monter des "complots" contre l'Elysée ? (Il suffit de voir pour cela l'interview fleuve du Président Sarkozy dans le Figaro).
A moins que les journalistes eux-mêmes aient décidés de prendre ce pouvoir qui les protège... Il se pourrait que les journalistes, intouchables grâce à la liberté de la presse, ciblent leurs sujets, choisissent leurs mots et digèrent du coup l'information à leur façon...
Alors, les médias sont-ils aujourd'hui le meilleur moyen de s'opposer au gouvernement en place ? La réponse ne me semble pas si facile que ça...
07:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, sarkozy
14 octobre 2009
Le suicide est-il une mode ?
Plus d'un siècle après l'oeuvre de Turkheim sur le suicide, la question revient dans l'actualité à cause de la « vague » de suicides chez France Telecom. Dans cet ouvrage, il défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière. La statistique montre en effet que le suicide est un phénomène social « normal » - car régulier - que l'on retrouve dans la plupart des sociétés. Pour information, il propose quatre types de suicide :
- Le suicide égoïste : l'individu n'est pas suffisamment rattaché aux autres (cf. le suicide de célibataires).
- Le suicide altruiste : les individus ne s'appartiennent plus et peuvent en venir à se tuer par devoir (suicides dans l'armée, dans des sectes).
- Le suicide anomique : les individus sont moins tenus, leurs conduites sont moins réglées, leurs désirs ne sont plus limités ou cadrés. Ils peuvent éprouver le "mal de l'infini" où tout semble possible alors qu'en fait tout ne l'est pas.
- Le suicide fataliste : la vie sociale est extrêmement réglée, les marges de manœuvre individuelles sont réduites. Le contrôle social, les normes sont trop importantes (cf. le rituel hara-kiri au japon).
Les sondages successifs montrent que les salariés considèrent que le travail est plus dur actuellement qu'il y a 50 ans. Or, peut-on comparer le travail de la mine avec les industries motorisées actuelles ? Le secrétariat à la main ou à la machine à écrire avec l'assistance de direction informatisée ? J'en doute...

Il faut replacer dans le contexte. A l'époque, le moindre écart pouvait valoir un renvoi, mais il y avait le plein emploi avec la possibilité de retrouver un boulot, notamment manuel, très facilement. Aujourd'hui, il existe une protection sociale et salariale et il semble que les salariés (notamment du public) soient « protégés ». Or, la situation n'est pas aussi claire.
Aujourd'hui, ce sont les cols blancs qui se suicident le plus. Les ouvriers semblent plus épargnés par le suicide car il persiste encore une solidarité de « classe » qui leur apporte un soutien moral devant l'adversité. Les cadres intermédiaires sont souvent mis en porte-à-faux par des patrons de plus en plus absents du terrain qui gèrent leur entreprise depuis leur bureau, à partir de statistiques. Nous ne sommes plus dans les entreprises familiales comme l'a longtemps été Renault avec une approche paternaliste, de fait protectrice.
Lancer un questionnaire dans les services ne résoudra pas les problèmes. Il faut réfléchir à une autre échelle en remettant du lien social dans le monde du travail (je ne fais pas de distinction entre le public et le privé), c'est l'étape essentielle d'une restauration de la confiance entre les dirigeants et les employés.
11:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : suicide, france telecom
14 septembre 2009
Rentrée des députés
Le Parlement – Assemblée et Sénat – est convoqué en session extraordinaire à compter d'aujourd'hui (14 septembre).
Le décret du président de la République a été publié jeudi 30 juillet au Journal officiel. Selon ce décret, la session doit se pencher sur l'élargissement de la saisine du Conseil constitutionnel aux citoyens et le contrôle du pouvoir de nomination du président, deux lois organiques découlant de la réforme constitutionnelle de juillet 2008. Le projet de loi Création et Internet, dit Hadopi, doit aussi être au menu des parlementaires.
08:47 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, ps, modem, assemblée nationale
24 août 2009
Pipi dans la baignoire
Annonce très sérieuse : pour sauver la planète, il faut faire pipi dans la baignoire ! On nous le dit chaque jour, ce sont les petits gestes cumulés qui comptent. Partant de ce postulat, l'ONG brésilienne SOS Mata Atlântica (SOS Forêt atlantique) a lancé, au printemps, une campagne, intitulée "Pipi dans la baignoire" visant à inciter les citoyens brésiliens à uriner sous la douche. Selon les calculs de l'organisation, chaque personne qui évite de tirer la chasse d'eau une fois par jour, en profitant de l'eau utilisée pendant une douche, économise 4 380 litres d'eau potable par an.

14:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 août 2009
Ouvrir crée des courants d'air
Aujourd'hui, un petit billet sur l'ouverture politique. Cette ouverture, on la pratique depuis plus de deux ans déjà avec les gouvernements Fillon successifs et les différentes missions confiées par le Président de la République. Petite définition...
"Dans le monde politique, l'ouverture est le processus volontaire et maîtrisé par lequel un groupe organisé en mouvement, parti ou gouvernement permet à des acteurs minoritaires ou présentant des sensibilités qui lui sont opposées sur le spectre politique d'exprimer leur opinion et de faire avancer leurs idées en son sein et avec son soutien. En certaines circonstances, il peut s'agir d'une tactique visant à diviser l'adversaire, à récupérer son offre programmatique, ou minimiser (au moins dans l'opinion publique) les différences entre les partis. En outre, la méthode peut susciter des résistances au sein du groupe originel sommé de s'élargir".
J'ai toujours appelé à l'ouverture en politique. Je pense qu'il est bon d'associer des sensibilités différentes afin de forger une politique plus juste et plus près des attentes de la société. Or, Nicolas Sarkozy a joué l'ouverture uniquement pour marginaliser l'opposition et non pas pour faire avancer d'autres idées. Et il semblerait que ça marche...
Cette note me vient après avoir assisté à une scène qui m'a fait réfléchir. Au cours d'un dîner, la conversation s'est portée sur la taxe carbone. Un des convives affirmait : "ils n'ont pas encore décidé comment ils allaient taxer les entreprises, mais ils ont déjà choisi pour les ménages, c'est bien l'Ump ça !". Et un autre de rétorquer : "Mais ce n'est pas l'Ump, c'est Rocard !" Voilà où tout ceci nous mène, deux ans après l'arrivée de Sarkozy. Ce n'est pas lui ou son gouvernement qui vont taxer les ménages, mais Michel Rocard, ancien premier ministre... et socialiste ! J'ai toujours dit comprendre les raisons de ceux qui avaient choisi l'autre camp, mais les conséquences sont terribles dans l'opinion vis-à-vis du Parti Socialiste. Espérons simplement qu'en plus du retour crédible du PS, le mécontentement de certains à droite aura le même effet...
09:26 Publié dans Actualités, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, rocard, sarkozy
04 août 2009
Il y a 220 ans, l'abolition des privilèges.
La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, premier "grand soir" de cette grande période de l'Histoire de France. Au cours de la séance, l'Assemblée constitutante met fin au système féodal.

Depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, une vague de révoltes (appelée la Grande Peur) sévit partout en France. Dans certaines régions, des paysans s'en prennent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives, en particulier aux terriers qui listaient les droits seigneuriaux.
La nuit du 4 août est une réponse à cette insurrection. L'Assemblée constituante est en train d'élaborer la future constitution, ainsi que la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Face à cette crise, et pour sortir de ce blocage, l’idée d'abolir les droits seingneuriaux naît dans la tête des constitutants.
Le 3 août, le duc d'Aiguillon lance l'idée d'une abolition. Le lendemain, en fin de soirée, le vicomte de Noailles propose à l'Assemblée nationale de supprimer les privilèges pour ramener le calme dans les provinces. Le Duc d'Aiguillon propose l'égalité de tous devant l'impôt et le rachat des droits féodaux. Tour à tour, les députés vont surenchérir en supprimant les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, l’abolition des privilèges ecclésiastiques. En une nuit, les fondements du système par ordres s'effondrèrent. Les décrets du 4 août sont définitivement rédigés le 11.
Louis XVI n'accorde sa sanction à ces décrets que contraint, le 5 octobre. Ainsi disparaissent les privilèges des ecclésiastiques, des nobles, des corporations, des villes et des provinces. Toutefois, les droits féodaux sont déclarés rachetables, ce qui, en pratique, conduit à leur maintien jusqu'au 17 juillet 1793, date à laquelle la Convention vote leur abolition complète, sans indemnité, et le brûlement des titres féodaux.
Aujourd'hui, que reste-t-il des ces privilèges ? La société ne vit plus sous une hiérarchie basée sur le sang, mais sur l'argent et la réussite. Les privilèges ont changé de camp, laissant toujours une masse de citoyens à l'écart des richesses produites. Chacun admire et jalouse son voisin et cherche à la dépasser. Simplement, depuis plusieurs années, les individus se préoccupent de manger, de se loger et d'éduquer ses enfants, plutôt que s'élever socialement. La réussite peut être fulgurante (télé-réalité) mais est tout aussi rapidement terminée. Nous ne vivons pas (plus ?) dans la société que nous léguer nos aïeux révolutionnaires, ce n'est pas non plus celle dont j'ai envie...
10:02 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, révolution
03 août 2009
Une union pour la Méditerranée
L'Union pour la méditerranée, lancée lors de la présidence française de l'Union europénne en juillet 2008, a du mal à se relancer depuis la guerre de Gaza. Les réunions ont repris, d'abord de façon informelle, puis formelle, avec deux réunions ministérielles - le 25 juin à Paris et le 7 juillet à Bruxelles - consacrées au développement durable et aux questions financières.

Le processus est fragile du fait du contexte politique au Proche-Orient. Ce vaste regroupement de 43 pays des deux rives de la Méditerranée fait asseoir à la même table des représentants de pays "en guerre" et c'est la raison pour laquelle les pays arabes avaient demandé la suspension de l'UPM. Les discussions ont donc repris à la fin du mois d'avril sur des sujets importants comme l'organisation de l'UPM, et cela a permis de faire avancer certains projets concrets (énergie solaire, protection civile, financement des entreprises).
L'UPM a passé l'épreuve du démantèlemen, suite à la crainte de certains pays arabes d'arriver à une normalisation de leurs relations avec Israël en l'absence d'un processus de paix. La suite ? Après la pause de l'été et le ramadan, les réunions doivent reprendre en octobre. Le point d'orgue devrait être la réunion des ministres des affaires étrangères prévue à Istanbul, fin novembre.
Nous devons soutenir cette initiative d'union de la méditerranée. Plus nombreux, unis, nous serons plus à même de règler des situations aujourd'hui problématiques, comme le décalage économique entre les deux rives. Il faut engager des réflexions sur l'environnement, la gestion de la méditerranée, la coopération, les échanges culturels et commerciaux.
08:08 Publié dans Actualités, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, ps, mediterranée
31 juillet 2009
L'ETA a 50 ans
Euskadi Ta Askatasuna (ETA pour « Pays basque et liberté » en basque) est l'organisation terroriste basque indépendantiste d'inspiration marxiste. Fondée en 1959, l'organisation a débuté ses actions pour lutter contre la dictature franquiste. Il est aujourd'hui un groupe paramilitaire. Le groupe est proscrit comme organisation terroriste par les autorités espagnoles et françaises aussi bien que par l'Union européenne dans son ensemble, le Canada et les États-Unis. La plupart des revendications d'ETA portent sur l'indépendance du Pays basque.

À partir de 1974, la multiplication des attentats aboutit à la scission d'ETA en deux branches, l'une dite « ETA militaire » qui privilégie l'action militaire et l'autre, « ETA politico-militaire », qui donnent de l'importance à l'action politique, sans pour autant renoncer a la lutte armée.
En 1982, des pourparlers ont lieu entre le gouvernement central espagnol et la coalition Euskadiko Ezkerra pour mettre fin aux violences. Une amnistie pour les membres d'ETA poursuivis ou incarcérés est accordée en contrepartie de l'arrêt des activités terroriste, mais cela ne suffit pas et l'ETA continue la lutte armée.
En septembre 1998, ETA décide d'une trêve unilatérale. Devant l'échec des négociations avec le gouvernement espagnol, ETA rompt la trêve en novembre 1999. Les attentats recommencèrent. À partir de 2002, le gouvernement espagnol de José Maria Aznar poursuit une série d'actions contre les organisations politiques et culturelles basques contrôlées par l’ETA : interdiction de partis politiques, d'associations, fermeture de journaux et de radios. Désormais elles peuvent être condamnées par délit d’apologie du terrorisme.
ETA déclare une trêve en mars 2006 et dénonce plus tard l'absence d'avancée significative de la part des gouvernements des États espagnol et français, reprochant notamment que le rapprochement des prisonniers politiques basques ne soit pas ébauché (l'argument retenu par l'organisation est que l'éloignement des prisonniers politiques basques à plus de 500 km de leur terre d'origine est appliqué).
Depuis 1968, selon les chiffres officiels et les communiqués d'ETA, l'organisation terroriste a tué plus de 800 personnes, fait des centaines de mutilés, et commis des dizaines de kidnappings.
16:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 juillet 2009
Rocard nous les taxe !
Selon l'AFP, le groupe de travail sur la taxe carbone (son vrai nom est Contribution Climat Energie) née du Grenelle de l'environnement, a remis son rapport. Ses propositions, débattues par le gouvernement, pourraient être applicables dès 2010. Que nous propose Michel Rocard ?

Pourquoi une taxe carbone ?
L'objectif est de réduire la consommation des énergies émettrices de gaz à effet de serre (notamment le C02) responsables du réchauffement climatique. Dans les accords internationaux qu'elle a signés, la France s'est engagée à diviser ses émissions par quatre d'ici 2050 (par rapport à 1990). L'UE s'est également engagée à les réduire de 20% en 2020. La taxe doit donc donner un prix au carbone rejeté afin de modifier les comportements.
Qui touche-t-elle ?
La CCE s'applique aux consommations d'énergie fossiles (= pétrole, gaz et charbon) des ménages et des entreprises. Pour les ménages, elle porte sur le carburant pour les moyens de transport et le chauffage. Selon le rapport, la CCE «aurait des effets analogues à une hausse du prix du pétrole ou du gaz». L'électricité ne devrait pas être impactée étant donné que le nucléaire (75% de la consommation française) et l'hydraulique n'émettent pas de gaz à effet de serre. Cependant, l'ancien premier ministre explique que, lors des pics de consommation, la production fait appel aux centrales au gaz et au charbon. Les entreprises pourraient bénéficier d'un allégement de charges, le temps d'adapter leurs modes de production.
Combien ça coûte ?
Pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre, le prix de la tonne de CO2 devra atteindre 100 euros la tonne en 2030. Pour l'instant, le rapport préconise de faire partir le montant à 32 euros. A ce prix, la taxe carbone rapporterait 8 milliards d'euros à l'Etat et coûterait de 170 à 300 euros en moyenne par an aux ménages. Deux illustration ssont données : le litre de carburant serait 7 à 8 centimes plus cher et la facture de chauffage augmenterait de 60 euros (logement collectif au gaz) à 170 euros par an (maison individuelle au fioul).
Quand ? Comment ?
Le rapport Rocard va circuler au sein du gouvernement entre les ministères et il reviendra au chef de l'Etat de trancher, sans doute à l'automne.
En attendant, il faut s'attendre à ce que les ménages, déjà touchés par la baisse du pouvoir d'achat, soient taxés. Je trouve malheureux de faire subir un poids supplémentaire non négligeable (300 euros par an !.
De plus, il ne faut pas que la taxe serve à compenser la baisse ou la suppression de la taxe professionnelle.
11:28 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, rocard, carbone, co2, borloo

